Auteur/autrice : bourdouleix

  • Combien gagnent les commerçants et artisans ?

    La 15ème édition du recueil « Chiffres et Commentaires » publié par la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) passe au crible les revenus des artisans et des commerçants en 2008. Une enquête inédite qui analyse l’évolution de 11 secteurs d’activité représentant 77 professions. Synthèse chiffrée…

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    Une activité globale en hausse de 2,6%, un résultat courant en recul de 1,6% : la crise grignote les revenus des artisans et des commerçants en 2008. Dans ce contexte morose, 9 secteurs sur 11 enregistrent une tendance positive. Mais quatre d’entre eux seulement réalisent un chiffre d’affaires supérieur à la moyenne générale (+2,6%), toutes activités confondues. Deux secteurs affichent une activité en repli : « Culture et Loisirs » (-1,4%) et « Équipement de la personne » (-0,4%). De plus, même lorsque les chiffres sont positifs, ils sont souvent en recul par rapport à l’année précédente. Signe des temps (durs) : la quasi-totalité des résultats courants sont dans le rouge… Revue de détail…

    Sur le podium

    En hausse – La santé : +3%
    Les professionnels de la santé (pharmaciens, opticiens, prothésistes dentaires…) occupent la troisième marche du podium. Globalement, ils enregistrent un accroissement de leur activité de 3% en 2008. Un résultat moyen en progression d’un point par rapport à celui de l’année précédente (+2%). Pharmaciens (+3%) et prothésistes dentaires (+2,8%) réalisent une performance comparable. Tandis que l’activité des opticiens lunetiers (+0,8%) connaît un net recul (+0,8% en 2008, contre +4,2% en 2007).
    Les revenus du secteur : +0,5% (contre -2,1% en 2007)

    En hausse – L’alimentation : +2,7%
    C’est la révélation de ce palmarès 2008 des TPE ! Les commerçants de l’alimentation effectuent un superbe come-back sur le devant de la scène commerciale : +2,7%, contre +1,4% en 2007. Les crémiers fromagers (+4,7%), les boulangers pâtissiers (+3,6%) et les bouchers (+3,3%) réalisent les meilleures performances du secteur. Seule ombre au tableau : le mauvais chiffre de la poissonnerie artisanale (-1,2%).
    Les revenus du secteur : -1,9% (contre +1,9% en 2007)

    En baisse – Les transports : +4,3%
    Sur la première marche du podium, les professionnels du transport enclenchent cependant la marche arrière par rapport à l’année précédente. Avec une activité en augmentation de 4,3% (contre +5,6% en 2007), ils restent néanmoins l’un des principaux moteurs de la croissance des TPE en 2008. Ce sont les entreprises de messagerie et fret express qui réalisent la meilleure performance du secteur : +6,4%. Les ambulances (+2,4%) font moins que la moyenne générale (+2,6%), toutes activités confondues. Côté revenus, c’est l’effondrement avec une chute de plus de 6%.
    Les revenus du secteur : -6,1% (contre +4,9% en 2007)

    En baisse – Le bâtiment : +4,2%
    Affaiblis par la crise, les artisans du bâtiment se contentent de la deuxième place cette année. Dans un contexte difficile, ils réalisent une performance honorable (+4,2%, contre +6% en 2007). Toutes les professions affichent une activité en repli. Les entreprises de terrassement et travaux publics enregistrent la plus forte progression d’activité (+5,6%), mais aussi la plus importante baisse de revenus (-9,3%). Longtemps épargné, l’artisanat du bâtiment est touché de plein fouet par la crise économique en 2008.
    Les revenus du secteur : -0,2% (contre +3,6% en 2007)

    Les autres performances

    7 secteurs, sur les 11 étudiés, réalisent une croissance nettement inférieure à l’évolution moyenne de l’activité des TPE en 2008 (+2,6%). Comme en 2007 (-1,3%), le chiffre d’affaires des professionnels de la Culture et des Loisirs est en net recul (-1,4%). L’Équipement de la personne est aussi en repli (-0,4%, contre +1,1% en 2007). La progression des 5 autres activités analysées (hors Culture-Loisirs et Équipement de la personne) est comprise entre +0,2% (Équipement de la maison) et +1,8% (Réparation auto-moto).

    Détail de l’évolution de l’activité et des revenus des cinq autres activités analysées :

    En hausse – Les métiers de la beauté et de l’esthétique : +1,3% (contre +1,2%% en 2007)
    Revenus : -1,6% (contre +0,6% en 2007)

    En baisse – L’équipement de la maison : +0,2% (contre +2,2% en 2007)
    Revenus : -4,6% (contre +2,4 % en 2007)

    En baisse – Le secteur CHR : +0,3% (contre +1,8% en 2007)
    Revenus : -4,2% (contre +4% en 2007)

    En baisse – Les services divers : +1,1% (contre +3,4% en 2007)
    Revenus : -4% (contre +1,8% en 2007)

    En baisse – La réparation automobile : +1,8% (contre +2,1% en 2007)
    Revenus : -1,6% (contre -1,2 % en 2007)

    Méthodologie de l’Observatoire
    Cette 15ème édition du cahier « Chiffres et Commentaires » analyse l’évolution du chiffre d’affaires, en 2008, de 77 professions représentant 11 grands secteurs d’activité. Les résultats indiqués ont été calculés à partir des déclarations fiscales 2008 des adhérents des CGA membres du réseau FCGA/Anprecega. L’étude a porté sur une population de 173 000 entreprises.

    * À propos de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA)
    Créée en 1978, la Fédération des Centres de Gestion Agréés est une structure associative régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle regroupe 114 centres de gestion agréés qui comportent :
    – 400 000 entreprises
    – 2 000 000 d’emplois salariés et non salariés
    – 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires
    – 6 000 experts-comptables correspondants.
    La FCGA forme ainsi le réseau d’information et d’assistance aux petites entreprises le plus dense du territoire national et capitalise une expertise économique et sociale unique de la TPE. Elle dispose d’outils d’observation et d’analyse particulièrement fiables qui alimentent régulièrement une base de données statistiques sans équivalent.

    Contact journalistes : Guylaine Bourdouleix
    Tél : 01 42 67 80 62 email : gbourdouleix@fcga.fr

  • La formidable panoplie anti-crise des CGA !

    Statistiques professionnelles, séances de formation, conférences thématiques, prévention des difficultés, dossier de gestion, échanges et convivialité… Les centres de gestion agréés mobilisent toutes leurs ressources pour renforcer la compétitivité des petites entreprises. Un appui vital en temps de crise !

    31es Journées Nationales des CGA et des petites entreprises
    Sous le haut patronage d’Hervé Novelli, Secrétaire d’état chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services et de la Consommation

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    Cure anti-crise à Marseille ! La Fédération des Centres de Gestion Agréés (FCGA) vient de clore ses 31es Journées Nationales, le grand rendez-vous annuel des CGA et des petites entreprises.
    Quelque 500 congressistes, venus de toutes les régions de France métropolitaine et des DOM-TOM, se sont retrouvés les 23 et 24 novembre 2009 dans la cité phocéenne (Palais du Pharo) pour 48 heures de débats et d’échanges intenses autour du thème : « CGA, partenaires anti-crise des TPE ! ».
    Élus et collaborateurs des CGA, dirigeants de petites entreprises, partenaires experts-comptables, acteurs du monde consulaire et des organisations professionnelles ont participé à ces deux journées de réflexion collective placées sous le haut patronage d’Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services et de la Consommation.
    Représenté par Nicolas Jacquet, directeur général de la Médiation du Crédit, le ministre a salué le rôle des CGA en matière de prévention des difficultés des entreprises. « Un rôle qui justifie pleinement votre statut de partenaire anti-crise des TPE et qui se retrouve tout particulièrement dans vos offres de formation qui couvrent tous les besoins de l’entrepreneur individuel, de la finance au management. Vous dispensez ainsi à vos adhérents plus de 500 000 heures annuelles de formation gratuite par an ! ».

    De nombreux atouts stratégiques…

    Premier temps fort de ces Journées Nationales 2009 : l’intervention de Jacques Marseille, historien de l’économie, professeur à l’Université Paris I.
    Le conférencier considère que la crise financière et économique que nous traversons est un phénomène cyclique normal. Selon lui, la France ne manque pas d’atouts stratégiques pour la surmonter : attractivité touristique, qualité du réseau de transport, système de protection sociale, indépendance énergétique, patrimoine culturel… Résolument optimiste, il estime que la France sortira bientôt de la récession et que les petites entreprises sauront tirer profit de la reprise qui s’annonce déjà.

    … et de précieux outils pratiques !

    La grande table ronde animée par Nasser Negrouche, journaliste, spécialiste de la petite entreprise, a mobilisé toute l’attention des congressistes. Au centre du débat, un thème d’actualité : « Les CGA, partenaires anti-crise des TPE ». Six intervenants participaient à cette rencontre, autour de Christiane Company, présidente de la FCGA :
    – Richard Mallié, 1er questeur de l’Assemblée Nationale, député des Bouches-du-Rhône,
    – Joseph Zorgniotti, président du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables,
    – Françoise Dufresnoy, sous-directrice des affaires juridiques et droit des entreprises à la DGCIS,
    – Jacques Kotler, président du CGA des Alpes-Maritimes, représentant le collège des adhérents,
    – Hughes Destombes, président du SNAPCGAA, représentant les collaborateurs de CGA,
    – Jacqueline Molini, écailler à Marseille, adhérente du CGA des Bouches-du-Rhône.

    Ce qu’il faut retenir…
    Le témoignage de cette dirigeante de TPE, qui tient un magasin de coquillages et crustacés dans le quartier du Prado, a impressionné le public. Jacqueline Molini a expliqué – nombreux exemples concrets à l’appui – la manière dont elle tire directement profit de l’offre de services de son centre de gestion agréé. « Le CGA 13 m’a apporté une aide précieuse dans le développement de mon affaire. Grâce à lui, je me suis formé au management et au marketing. Cela m’a permis de gagner un temps fou en déléguant une partie de mes tâches et j’ai aussi appris les techniques du marketing direct pour développer mes ventes, augmenter le montant du panier moyen et la fréquentation du magasin ».

    Les autres intervenants ont souligné, d’une seule et même voix, toute l’utilité des outils pratiques mis à la disposition des adhérents des CGA :

    – La formation : pour renforcer ses compétences, être plus compétitif et conquérir de nouveaux marchés ;
    – L’information : pour comprendre les évolutions de l’environnement juridique, fiscal et social des petites entreprises ;
    – Les statistiques : pour se situer sur son marché local et comparer ses performances avec les autres entreprises du secteur ;
    – Le dossier de gestion : pour y voir plus clair dans sa gestion et prévenir les difficultés ;
    – Les échanges et la convivialité : pour rencontrer d’autres dirigeants de TPE, se créer un réseau personnel et sortir de l’isolement.

    Une impressionnante diversité de prestations – stratégiques pour le développement des TPE – mises gratuitement à la disposition des adhérents (services compris dans le coût de l’adhésion annuelle, environ 200 euros en moyenne) !

    Les nouvelles missions des CGA

    Autre moment important de ces 31es Journées Nationales : la réunion-débat sur la mise en œuvre des nouvelles missions dans les organismes de gestion agréés (OGA). Toujours en présence de la présidente Christiane Company, qui était entourée des personnalités suivantes :
    – Gérard Magar, président de la Commission des Études Juridiques de la FCGA, président du CGA Alsace,
    – Pierre Morançais, vice-président de la FCGA, représentant le collège des adhérents,
    – Christine Mangas, chef du Bureau GF2B, Droits et outils du recouvrement, de la DGFIP,
    – Jean-Luc Mohr, président du Comité OGA du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables,
    – Albert Bovigny, spécialiste des OGA, consultant.

    Contrôle de cohérence de la TVA, compte-rendu de mission, dossier de prévention… Les participants ont passé en revue les nouvelles missions dévolues aux CGA et analysé leurs conséquences pratiques sur la vie des centres : organisation du temps, mode de transmission des informations, effets sur les relations avec les adhérents…

    Le filon des marchés publics

    Peu avant la clôture des travaux par Christiane Company, présidente de la FCGA, Agnès Bricard, vice-présidente du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables et présidente du club Secteur Public, et Stéphane BIARDEAU, responsable développement financement court terme Oséo, ont animé une conférence pratique sur l’ouverture des marchés publics aux TPE. Cadre réglementaire général, procédures à suivre, précautions à prendre… : les conférenciers ont insisté sur les nouvelles dispositions visant à faciliter l’accès des petites entreprises aux marchés publics.

    22 entrepreneurs primés

    Placé sous le haut patronage d’Hervé Novelli et de la DGCIS, la 15ème édition du Trophée des Ailes de la TPE a constitué l’un des autres temps forts des ces 31es Journées Nationales.
    Le prestigieux concours d’excellence de la FCGA illustre, une fois de plus, tout le génie des dirigeants de petites entreprises dont la capacité d’innovation, la réactivité commerciale, la forte implication dans la transmission des savoirs et l’animation des territoires ont conquis les membres du jury.

    Au total, 22 entrepreneurs exemplaires, originaires de toutes les régions de France, ont été distingués par la FCGA dans sept catégories différentes : « Croissance économique », « Innovation », « Emploi et Formation », « Service Client Plus », « Sauvegarde des Métiers », « Nouvelles Technologies », « Dynamisme du Conjoint » et « Prix Spécial du Jury ».

    Alpes de haute provence : Garagiste
    Alsace : Ferme fruitière et jus de fruits
    Alsace : Paysagiste, formateur, consultant
    Auvergne : Pâtissier confiseur chocolatier
    Alsace : Usinage de matériaux non ferreux
    Alsace : Ébéniste
    Basse normandie : Électricien
    Cévennes : Fabricant et pose d’enseignes
    Champagne : Logiciels informatiques
    Champagne : Commerce de détail habillement
    Côte d’Or : Menuisier escaliers agencements
    Gard : Fabricant de cordes de piano
    Haute normandie : Boucher charcutier
    Indre et loire : Menuisier
    Loir et cher : Obstacles de cross
    Midi pyrénées : Chocolatier
    Nord : Horloger bijoutier
    Nord : Agence de publicité
    Nord : Automatismes industriels
    Région parisienne : Électricien bâtiment
    Région parisienne : Fleuriste
    Sarthe : Carreleur

    Découvrez vite les portraits de tous les lauréats 2009 (Ailes d’Or, d’Argent et de Bronze) sur notre site (lire le compte-rendu)
    http://www.fcga.fr/pages/espacepresse/linfo.php

    * À propos de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA)

    Créée en 1978, la Fédération des Centres de Gestion Agréés est une structure associative régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle regroupe 114 centres de gestion agréés qui comportent :
    – 400 000 entreprises
    – 2 000 000 d’emplois salariés et non salariés
    – 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires
    – 6 000 experts-comptables correspondants.
    La FCGA forme ainsi le réseau d’information et d’assistance aux petites entreprises le plus dense du territoire national et capitalise une expertise économique et sociale unique de la TPE. Elle dispose d’outils d’observation et d’analyse particulièrement fiables qui alimentent régulièrement une base de données statistiques sans équivalent.

    Contact journalistes : Guylaine Bourdouleix
    Tél : 01 42 67 80 62 email : gbourdouleix@fcga.fr

  • LA VÉRITÉ SUR LES DÉLAIS DE PAIEMENT DANS LES TPE !

    Six mois après l’entrée en vigueur des nouvelles mesures visant à réduire les délais de paiement entre professionnels (Article 21 de la loi de modernisation de l’économie), la FCGA publie une enquête inédite sur les délais de paiement dans les petites entreprises.
    Un précieux « éclairage terrain » qui balaye les idées reçues…

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    Premier constat : les nouvelles dispositions sont méconnues. Moins de deux tiers des dirigeants de TPE interrogés déclarent connaître les nouvelles dispositions relatives à la réduction des délais de paiement entre professionnels.

    Un tiers des entrepreneurs questionnés n’a jamais entendu parler de l’instauration de ces plafonds légaux (60 jours à compter de la date d’émission de la facture ou 45 jours fin de mois). Pourtant, en théorie, la loi s’applique depuis le 1er janvier 2009 et les contrevenants encourent des pénalités : doublement des intérêts moratoires minimaux dus et renforcement de la sanction civile en cas de dépassement du nouveau délai.

    Manque d’intérêt

    Plus d’un dirigeant de TPE sur deux exige un délai de règlement inférieur à 30 jours dans les conditions générales de vente qu’il impose à ses clients professionnels. Plus d’un sur cinq fixe ce seuil à 30 jours fin de mois.

    Dans leur grande majorité (73,8%), les chefs d’entreprises affirment donc bénéficier de conditions de règlement déjà nettement plus favorables que les plafonds imposés par la LME. D’où, probablement, le manque relatif d’intérêt suscité par le nouveau texte dans les TPE…

    A l’évidence, les entrepreneurs considèrent que le fait de limiter les délais de paiement à 60 jours (à compter de la d’émission de la facture) ou 45 jours fin de mois ne constitue pas un véritable progrès.

    Fragilisés par des trésoreries extrêmement sensibles aux variations d’activité, ils tentent de limiter les risques de paiement tardif en « verrouillant » leurs conditions générales de vente. Mais, en pratique, ces arguments sont peu dissuasifs et mettent pas les petites entreprises à l’abri de délais de règlement anormalement longs.

    Réalisme commercial

    Dans les TPE, le réalisme commercial l’emporte sur le zèle contractuel. Pragmatiques, les entrepreneurs interrogés reconnaissent dans leur ensemble (61,3%) ne pas appliquer systématiquement de pénalités aux mauvais payeurs. Seulement 4,5% d’entre eux déclarent faire jouer leurs conditions générales de vente pour obtenir une compensation financière.

    D’autre part, l’enquête menée par la FCGA révèle qu’il n’y pas eu « d’effet LME » sur les conditions générales de paiement pratiquées par les TPE. 73,7% des dirigeants interrogés déclarent n’avoir absolument pas modifié leurs habitudes dans ce domaine. 9% affirment avoir adapté leur politique commerciale à la nouvelle donne réglementaire.

    Pression des fournisseurs

    Globalement, les délais de règlement exigés par les fournisseurs se situent déjà sous les seuils fixés par la LME. Plus de 70% des dirigeants de TPE interrogés affirment devoir payer leurs factures dans un délai inférieur ou égal à 30 jours fin de mois. Le tiers restant se partage, à part comparable, entre 60 jours fin de mois (15,5%) et 45 jours fin de mois (13,3%).

    La « pression » des fournisseurs se répercute évidemment sur les conditions générales de vente des petites entreprises. Pour minimiser les écarts de trésorerie, les entrepreneurs tentent de faire coïncider le rythme des dépenses avec celui des recettes. Un exercice parfois acrobatique et qui demande beaucoup de souplesse…

    Phénomène inattendu : certains fournisseurs ne communiquent pas de date limite de règlement à leurs clients professionnels. C’est ce que confient, en réponse à une autre question de l’enquête de la FCGA, plus de 28% des entrepreneurs sondés. Un « oubli » providentiel dans certains cas…

    AVIS D’EXPERT

    Christian LE SEAC’H,
    Directeur des marchés professionnels Groupe Banque Populaire
    « Anticiper, analyser la qualité de son portefeuille, vérifier la capacité à payer de son client avant de signer un marché important, faire l’analyse des postes (fournisseurs, clients, achats) avec son banquier…
    Toutes ces précautions restent la meilleure manière de pouvoir faire face aux difficultés en temps réel ».

    Méthodologie de l’Observatoire
    Tous les mois, près de 70 centres de gestion agréés (CGA), répartis sur l’ensemble du territoire national, transmettent les chiffres d’affaires, rendus anonymes, de leurs adhérents à la Fédération. Les indices d’activité sont calculés chaque trimestre, à partir des chiffres d’affaires d’un échantillon de 15 000 petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services. L’évolution des activités est pondérée par le nombre d’entreprises recensées par l’INSEE dans chaque secteur considéré. Un questionnaire est parallèlement adressé chaque trimestre à plus de 1000 petites entreprises représentatives, permettant d’établir le baromètre du moral des dirigeants et de leurs intentions d’investissement et de recrutement.

    * À propos de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA)
    Créée en 1978, la Fédération des Centres de Gestion Agréés est une structure associative régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle regroupe 114 centres de gestion agréés qui comportent :
    – 400 000 entreprises
    – 2 000 000 d’emplois salariés et non salariés
    – 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires
    – 6 000 experts-comptables correspondants.
    La FCGA forme ainsi le réseau d’information et d’assistance aux petites entreprises le plus dense du territoire national et capitalise une expertise économique et sociale unique de la TPE. Elle dispose d’outils d’observation et d’analyse particulièrement fiables qui alimentent régulièrement une base de données statistiques sans équivalent.

    Contact journalistes : Guylaine Bourdouleix
    Tél : 01 42 67 80 62 email : gbourdouleix@fcga.fr

  • L’activité des TPE en 2008

    La 13ème édition du recueil « Activité et Tendances », publié par la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA), passe au crible les performances économiques des TPE en 2008. Une enquête inédite qui combine l’approche sectorielle et l’analyse géographique.
    Synthèse des principaux enseignements.

    Publication de l’étude annuelle FCGA « Activité et Tendances »

    Cette étude vient compléter la grande enquête annuelle de la FCGA sur les « tops et les flops » des TPE dont la dernière édition vient d’être rendue publique (www.fcga.fr).

    Moins exhaustive que cette dernière, elle se concentre sur 8 grands secteurs d’activité regroupant 26 professions du commerce, de l’artisanat et des services.

    Principal enseignement : l’activité des petites entreprises, tous secteurs confondus, enregistre un net ralentissement en 2008. L’indice annuel des TPE est en timide progression : +0,6% seulement (contre +3,2% en 2007).

    Touchées de plein fouet par la crise économique, les artisans, commerçants et prestataires de services indépendants résistent toutefois mieux à la conjoncture que les grandes structures.

    Détail des performances, secteur par secteur

    – Le bâtiment : +3,5%
    Cette année encore, l’artisanat du bâtiment tire la croissance des petites entreprises avec une activité en hausse de 3,5% (contre 4,9% en 2007). Les professions de la construction et de la rénovation ne profitent cependant pas toutes de cette bonne tendance générale. Ainsi, les entreprises de plomberie-chauffage-sanitaire (+6,3%) et les électriciens (+5,4%)) réalisent des performances largement supérieures à la moyenne du secteur. Tandis que les plâtriers décorateurs (+1,1%) et les maçons (+2%) peinent à suivre la cadence.

    – Le commerce de détail alimentaire : +1,4%
    Le retour progressif des consommateurs vers les commerces alimentaires de proximité ne suffit pas à enrayer le déclin du secteur. Pourtant, globalement, ces points de vente résistent plutôt bien à la crise. A l’exception des détaillants en fruits et légumes dont l’activité poursuit sa baisse (-1,3%, contre -1,1% en 2007), toutes les professions de l’alimentation affichent un taux de croissance positif. Mais la crise est passée par là : les chiffres d’affaires des charcutiers (+2,3%), pâtissiers, (+2,8%), boulangers (+1,9%) et bouchers (+1,9%) sont en baisse (1 à 2 points selon les professions) par rapport à 2007. Une bonne surprise : le redressement des petites surfaces d’alimentation générale (+1,5%, contre +1% en 2007).

    – Les professions de la santé : + 0,8%
    Moins 3 points ! Après une année 2007 très satisfaisante (+3,8%), les professions de la santé enregistrent un important recul en 2008. Traditionnelles locomotives du secteur, pharmaciens (+0,8%) et opticiens (-1,4%) rétrogradent de manière spectaculaire en 2008. Un arrêt brutal et inattendu. Comparativement à l’année précédente, les premiers perdent 3 points (à l’image de la moyenne sectorielle) tandis que le chiffre d’affaire des seconds plonge de pratiquement 4,5%…

    – L’équipement de la maison : + 0,7%
    Une performance globale proche de la moyenne générale, mais qui dissimule deux tendances bien distinctes : le recul des fleuristes (-0,2%, contre +1,3% en 2007) et la progression d’activité des commerces d’électroménager-TV-HIFI (+2,4%, contre +1,7% l’année précédente). Boostés par l’innovation technologique, ces points de vente tirent leur épingle du jeu même en période de crise. Les fleuristes, eux, sont également affaiblis par la féroce concurrence que leur imposent les enseignes low cost du secteur.

    – Les métiers de la beauté et de l’esthétique : +0,5%
    Mauvaise saison pour les coiffeurs : +0,3% (contre +1% en 2007). Toujours confrontés au développement de la coiffure à domicile (15% de la profession), ils subissent également les assauts des enseignes nationales dont les salons ne cessent de se développer. Après une excellente année 2007 (+5,6%), les instituts de beauté perdent du terrain en 2008 (+3,1%). Mais ils conservent une belle vitalité par rapport à l’ensemble des autres professions analysées.

    – La réparation automobile : +0,3%
    La baisse des achats de voitures neuves semble profiter à l’activité réparation des garagistes indépendants. Même si ces professionnels réalisent finalement une performance sensiblement comparable à celle de l’année précédente (+1,7%, contre +1,6% en 2007), ils évitent tout de même le pire dans un contexte hyperconcurrentiel et très sensible aux retournements du marché.

    – Le secteur CHR : -1,6 %
    Sévèrement impacté par la crise et ses effets sur les arbitrages budgétaires des ménages, le secteur des cafés, hôtels et restaurants trinque ! Toutes les activités sont en recul : café-bar (-4%, contre -0,7% en 2007), hôtellerie-restauration (-2,1%, contre +3,6% en 2007), restauration pure (-1,1%, contre +1,9% en 2007). La réduction du taux de TVA parviendra-t-elle à enrayer ce déclin ? Réponse dans quelques mois.

    – L’équipement de la personne : -2,8%
    Le secteur enregistre, toutes professions confondues, la plus importante baisse d’activité en 2008. Forte diminution des ventes dans les magasins de prêt-à-porter (-3,7%, contre -0,3% en 2007) et l’horlogerie-bijouterie (-0,4%, contre +4,1% en 2007). Tendance négative également dans les magasins de chaussures (-1,4%, contre +2,2% en 2007) et les commerces de lingerie (-1%, contre +0,9% en 2007).

    Le podium des régions
    – Auvergne : +2,6%
    Les secteurs qui tirent la croissance régionale : réparation automobile, commerce de détail alimentaire
    – Lorraine : +1,6%
    Les secteurs qui tirent la croissance régionale : métiers de la beauté et de l’esthétique
    – Picardie : +0,9%
    Les secteurs qui tirent la croissance régionale : artisanat du bâtiment

    Et aussi :
    – Centre : +0,8%
    – Aquitaine : +0,4%
    – Bourgogne : +0,1%%
    – Pays de la Loire : +0%
    – Basse-Normandie : -0,1%
    – Poitou-Charentes : -0,2%
    – Nord-Pas-de-Calais : -0,4%

    Méthodologie de l’étude « Activité et Tendances »
    Cette dernière édition du recueil « Activité et Tendances » analyse l’évolution du chiffre d’affaires, en 2007, de 26 professions issues de 8 grands secteurs d’activité. Pour chacun d’entre eux, les trois meilleures régions sont référencées. Les chiffres clés d’un échantillon représentatif de 15000 TPE ont été finement étudiés pour les besoins de cette étude. Ces petites entreprises, en majorité individuelles, sont toutes membres d’un centre de gestion agréé. 70 CGA appartenant à notre réseau ont participé activement à la collecte des données.

    – À propos de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA)
    Créée en 1978, la Fédération des Centres de Gestion Agréés est une structure associative régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle regroupe 114 centres de gestion agréés qui comportent :
    – 400 000 entreprises
    – 2 000 000 d’emplois salariés et non salariés
    – 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires
    – 6 000 experts-comptables correspondants.
    La FCGA forme ainsi le réseau d’information et d’assistance aux petites entreprises le plus dense du territoire national et capitalise une expertise économique et sociale unique de la TPE. Elle dispose d’outils d’observation et d’analyse particulièrement fiables qui alimentent régulièrement une base de données statistiques sans équivalent.
    Contact journalistes : Guylaine Bourdouleix
    Tél : 01 42 67 80 62 email : gbourdouleix@fcga.fr
    Commercialisation : Saholy LAIR Tél : 01 42 67 98 08 info@cgadiffusion.com

  • Les « tops » et les « flops » des TPE en 2008

    Secteur par secteur, profession par profession, tour d’horizon des « tops » et des « flops » des petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services en 2008.
    Une enquête exclusive de la FCGA, réalisée en partenariat avec le groupe Banque Populaire.

    Observatoire de la petite entreprise de la FCGA* n° 32, en partenariat avec la Banque Populaire

    http://www.fcga.fr/pages/etudeseco/etudeseco.php

    Toutes activités confondues, en 2008, le chiffre d’affaires des petites entreprises enregistre une progression de seulement 0,6%. Comparativement à l’année 2007 (+3%), le taux d’accroissement de l’activité des TPE affiche un recul spectaculaire : -2,4%.

    Sérieusement impactée par la crise économique, l’activité des petites entreprises françaises est globalement en net repli par rapport à l’année précédente. Sur les 12 secteurs analysés, 6 sont en régression et 3 connaissent une hausse d’activité inférieure à 1%. Seul l’artisanat du bâtiment réalise une croissance significative : +4,4%.

    Dans ce contexte tourmenté, le commerce de détail alimentaire (+2%) et les métiers de la santé (+1,2%) réalisent des performances médiocres, mais cependant largement supérieures au taux moyen de croissance.

    Au total, ce sont 56 professions de l’artisanat, du commerce et des services qui sont passées au crible dans cette étude exclusive FCGA-Banque Populaire. D’où la grande disparité des performances constatées au sein d’un même secteur d’activité.

    Le palmarès 2008

    Les TOPS

    Sur le podium

    1. Les entreprises de travaux publics : +8,7%
    C’est la plus forte progression d’activité dans le secteur du bâtiment. Après une année 2007 décevante (-6,8%), les entreprises de terrassement et travaux publics retrouvent enfin le chemin de la croissance. Même si, globalement, les chantiers ont diminué en volume en 2008.

    2. Les plombiers chauffagistes : + 7,7%
    En deuxième position, les plombiers chauffagistes réalisent une belle performance. Le chiffre d’affaires de la profession enregistre une hausse trois fois plus importante qu’en 2007 (+2,6%). C’est la seule activité (hors TP) orientée à la hausse dans l’artisanat du bâtiment.

    3. Les électriciens : +5,9%
    En net recul par rapport à l’année 2007 (+8,5%), les électriciens conservent toutefois un niveau d’activité largement supérieur au taux moyen de croissance. Même s’ils n’échappent pas au ralentissement observé sur la plupart des activités d’entretien- réparation, les professionnels de l’électricité résistent bien à la crise.

    En forme
    Les autres professions dont le chiffre d’affaires est en hausse par rapport à l’année 2007 et supérieur au taux d’accroissement moyen 2008 (+0,6%) :
    – Les crémiers fromagers : +2,4% (contre -1,1% en 2007)
    – Les entreprises de vente et réparation automobile : +2,3% (contre +1,6% en 2007)
    – Les tabacs journaux et jeux : +2% (+0% en 2007)
    – Les bouchers charcutiers : +2,1% (contre +2% en 2007)
    – Les prothésistes dentaires : +1,4% (contre +0,1% en 2007)
    – L’alimentation générale : +1,5% (contre +1% en 2007)

    Les FLOPS

    Dans le rouge

    1. Les agences immobilières : -14,6%
    Déjà sérieusement affaiblie par la conjoncture en 2007 (+3,7% seulement), l’activité des agences immobilières s’effondre en 2008. Après des années de croissance euphorique, la chute des transactions a frappé de plein fouet les petites structures indépendantes. Les gros réseaux ne sont pas épargnés : 3000 à 3500 agences risquent de fermer leurs portes en 2009 selon Orpi Immobilier.

    2. Les magasins de bricolage : -9,6%
    Pris en tenaille entre les chaînes spécialisées et l’offre de la grande distribution, les détaillants indépendants d’articles de bricolage cèdent du terrain à la concurrence. Et peinent à se repositionner sur un marché pourtant dynamique. Résultat : un chiffre d’affaires en très net recul par rapport à l’année 2007 (+7%).

    3. Les commerces de vaisselle-verrerie-faïence : -8,4%
    La dégringolade amorcée (il y a quelques années déjà) se poursuit dans ces points de vente. L’activité perd à nouveau deux points en 2008 (-6,3% en 2007). Le ralentissement de la consommation et la concurrence des enseignes expliquent en partie cette mauvaise performance. Mais le déficit d’image dont souffrent ces magasins et la faible valorisation de leurs atouts marketing doivent aussi être pris en considération.

    4. Les carreleurs : -3,8%
    C’est la plus forte baisse d’activité dans le secteur du bâtiment. +15,3% en 2007, -3,8% en 2008. Un sérieux coup dur pour les professionnels de la céramique et des faïences dont les carnets de commandes se dégradent rapidement quand la conjoncture est incertaine. Particulièrement sensible aux retournements de tendances, l’activité pourrait cependant redémarrer tout aussi vite.

    5. Les transporteurs de marchandises : +0,1%
    Après une excellente année 2007 (+10,8%), les petites entreprises spécialisées dans le transport routier de marchandises ralentissent nettement l’allure. Confrontée à une réduction préoccupante d’activité, la profession paye un lourd tribut à la crise. Et envisage l’avenir avec inquiétude : plus de 40 000 emplois pourraient disparaître en 2009 selon la Fédération nationale du transport routier (FNTR).

    Et aussi : les commerces de vêtements enfants (-0,9% contre +8,4% en 2007), les taxis et ambulances (+2,4% contre +8,7% en 2007).

    AVIS D’EXPERT
    Christiane COMPANY, Présidente de la FCGA
    « Contrairement aux grosses structures, lourdes, figées dans des processus normalisés, les petites entreprises sont très réactives et s’adaptent rapidement aux changements qui affectent leur environnement. Cette forte réactivité leur permet d’éviter le pire et d’amortir les chocs… »

    Méthodologie de l’Observatoire
    Tous les mois, près de 70 centres de gestion agréés (CGA), répartis sur l’ensemble du territoire national, transmettent les chiffres d’affaires, rendus anonymes, de leurs adhérents à la Fédération. Les indices d’activité sont calculés chaque trimestre, à partir des chiffres d’affaires d’un échantillon de 15 000 petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services. L’évolution des activités est pondérée par le nombre d’entreprises recensées par l’INSEE dans chaque secteur considéré. Un questionnaire est parallèlement adressé chaque trimestre à plus de 1000 petites entreprises représentatives, permettant d’établir le baromètre du moral des dirigeants et de leurs intentions d’investissement et de recrutement.

    * À propos de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA)
    Créée en 1978, la Fédération des Centres de Gestion Agréés est une structure associative régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle regroupe 114 centres de gestion agréés qui comportent :
    – 400 000 entreprises
    – 2 000 000 d’emplois salariés et non salariés
    – 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires
    – 6 000 experts-comptables correspondants.
    La FCGA forme ainsi le réseau d’information et d’assistance aux petites entreprises le plus dense du territoire national et capitalise une expertise économique et sociale unique de la TPE. Elle dispose d’outils d’observation et d’analyse particulièrement fiables qui alimentent régulièrement une base de données statistiques sans équivalent.

    Contacts presse :
    Guylaine Bourdouleix Tél. : 01 42 67 80 62 gbourdouleix@fcga.fr
    Christophe Gilbert Tél. : 01 40 39 66 00 christophe.gilbert@bfbp.banquepopulaire.fr

  • Plan « France Numérique 2012 » : Les CGA, conseillers de proximité en TIC !

    Après s’être fortement impliqués dans le vaste dispositif « Passeport pour l’Economie Numérique », les centres de gestion agréés s’engagent à nouveau en faveur du développement des TIC dans les TPE.
    Relais de proximité du plan « France Numérique 2012 », ils constituent l’un des principaux réseaux d’initiation des entrepreneurs à l’économie numérique.

    Observatoire de la petite entreprise de la FCGA* n° 31, en partenariat avec la Banque Populaire

    http://www.fcga.fr/pages/etudeseco/etudeseco.php

    Présenté le 20 octobre 2008, le plan gouvernemental comprend 154 mesures destinées à combler l’important retard numérique français à l’horizon 2012. Le constat, hélas, n’est pas nouveau.

    Dès février 2006, Olivier Midière, alors président de la mission TIC & TPE, révélait des chiffres préoccupants dans son rapport final remis à Renaud Dutreil, ex-ministre des PME :
    840 000 TPE totalement déconnectées du monde numérique, 15% seulement de petites entreprises tirant profit des énormes potentiels de développement offerts par les TIC.

    Les chiffres du retard français

    Trois années plus tard, la situation est toujours inquiétante. Selon les experts qui ont participé à l’élaboration du plan France Numérique 2012 :
    – 50% seulement des entreprises françaises sont connectées à l’Internet haut débit.
    – 30% seulement des entreprises françaises disposent d’un site Internet.
    – 2,5% seulement des entreprises françaises disposent d’un site Internet capable d’effectuer des transactions.
    – 500 000 petites et moyennes entreprises encore totalement déconnectées de l’économie numérique.

    Trois objectifs prioritaires

    Après le Passeport pour l’Economie Numérique, lancé en janvier 2007, cette nouvelle initiative vise également à développer l’usage des TIC dans les TPE. L’ensemble des mesures comprises dans le volet « Entreprises » du plan France Numérique 2012 ont pour ambition d’atteindre un triple objectif :
    – 100% des entreprises françaises connectées à l’Internet haut débit en 2012.
    – 80% des entreprises françaises dotées d’un site Internet.
    – 15% des entreprises françaises disposant d’un site de commerce électronique.

    Des mesures pédagogiques

    En pratique, des « Ambassadeurs du Numérique » réaliseront diagnostics et bilans sur l’usage des TIC dans les TPE. Leur mission : inciter les dirigeants de TPE à améliorer leur productivité en recourant aux différents outils numériques. Les entrepreneurs pourront bénéficier d’un diagnostic personnalisé d’une demi-journée à deux jours.
    D’autre part, 1000 « Conseillers au Numérique » seront déployés au sein des réseaux d’appui aux entreprises, notamment dans les CGA. Des modules de formation multimédias seront développés à destination des créateurs et dirigeants d’entreprises, par l’intermédiaire de plus de 500 points d’accueil sur tout le territoire.
    Le plan prévoit également la création d’un guide d’achat sur Internet ainsi que l’instauration de normes dans le commerce électronique.

    Le rôle des CGA

    Déjà pleinement engagés dans le premier dispositif, les centres de gestion agréés sont à nouveau l’un des principaux relais de proximité du nouveau programme gouvernemental d’initiation à l’économie numérique. Ils confortent ainsi leur rôle de conseillers de proximité en TIC.
    Concrètement, des personnes ressources pourront répondre aux interrogations des entrepreneurs. Des actions d’initiation et de formation seront également déployées dans les CGA afin de sensibiliser les adhérents aux atouts des TIC.
    Pour Olivier Midière, président du Club pour l’Economie Numérique, « les CGA ont un rôle important à jouer dans l’information et l’accompagnement des entrepreneurs sur le chemin de l’économie numérique ».

    AVIS D’EXPERT

    Olivier MIDIERE, Président du Club de l’Economique Numérique
    « Ce plan est primordial et urgent !
    Il y a, par exemple, 600 000 petites entreprises françaises non connectées à Internet, notamment dans l’artisanat et le commerce de proximité. En France, seulement 1% du PIB est investi dans les TIC contre 4 à 6% pour la majorité des autres pays…».

    Méthodologie de l’Observatoire
    Tous les mois, près de 70 centres de gestion agréés (CGA), répartis sur l’ensemble du territoire national, transmettent les chiffres d’affaires, rendus anonymes, de leurs adhérents à la Fédération. Les indices d’activité sont calculés chaque trimestre, à partir des chiffres d’affaires d’un échantillon de 20 000 petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services. L’évolution des activités est pondérée par le nombre d’entreprises recensées par l’INSEE dans chaque secteur considéré. Un questionnaire est parallèlement adressé chaque trimestre à plus de 1000 petites entreprises représentatives, permettant d’établir le baromètre du moral des dirigeants et de leurs intentions d’investissement et de recrutement.

    * À propos de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA)
    Créée en 1978, la Fédération des Centres de Gestion Agréés est une structure associative régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle regroupe 114 centres de gestion agréés qui comportent :
    – 400 000 entreprises
    – 2 000 000 d’emplois salariés et non salariés
    – 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires
    – 6 000 experts-comptables correspondants.
    La FCGA forme ainsi le réseau d’information et d’assistance aux petites entreprises le plus dense du territoire national et capitalise une expertise économique et sociale unique de la TPE. Elle dispose d’outils d’observation et d’analyse particulièrement fiables qui alimentent régulièrement une base de données statistiques sans équivalent.

    Contact : Guylaine Bourdouleix
    Tél : 01 42 67 80 62 email : gbourdouleix@fcga.fr