Auteur/autrice : maximilien

  • Les chirurgies du visage

    Il n’y a pas que le lifting

    Quand on évoque la chirurgie esthétique et précisément à propos du visage, on passe assez naturellement au lifting. Pourquoi ? Parce que c’est l’une des interventions les plus connues et sans doute celle qui incarne le plus ce qu’est la chirurgie plastique pour le grand public. Autrement dit, la première pensée qui nous vient est de considérer que les personnes qui ont recours à ces médecines cherchent comme on dit à paraître plus jeunes.

    Ne le nions pas, c’est un fait. Le lifting ou plutôt les liftings( car il y en a plusieurs) sont des interventions très demandées. Car malgré le succès et l’intérêt légitime de procédures moins invasives comme la toxine botulique, le traitement des rides par incision et remise en tension de la peau et des muscles est toujours aussi efficace.

    Les chirurgiens s’accordent à penser qu’en moyenne le patient peut paraitre 10 ans de moins que son âge véritable surtout après un lifting de l’ovale du visage.

    Mais il serait réducteur de limiter les actions du plasticien sur le visage à cette seule intervention. Otoplastie, mentoplastie, profiloplastie ou encore rhinoplastie sont autant d’opérations réalisées sur cette partie de notre corps et qu’il convient peut-être de présenter.

    L’otoplastie

    Voilà un terme que vous ne connaissez peut-être pas mais qui désigne un acte médical précieux pour plusieurs centaines de personnes partout dans le monde chaque jour. Il s’agit, en effet, de recaler la position des oreilles quand celles-ci s’écartent assez largement du crâne. Elles ont contribué à la légende de Serge Gainsbourg mais quand on est moins célèbre et qu’on ressent les moqueries, c’est moins facile à vivre. Les oreilles décollées sont un problème encore plus vif pour les enfants, c’est pour cela que l’otoplastie est l’une des interventions sur le visage que l’on peut faire le plus tôt. En théorie, il est possible de réaliser l’intervention à partir de l’âge de 7 ans.

    La mentoplastie

    Il a un menton « dur », il n’a pratiquement pas de menton, c’est peut-être pour cela qu’il a l’air gentil. Ces jugements ne sont pas inventés. Il nous est tous arrivés de nous apercevoir que nous avions jugé quelqu’un sur la seule forme de son visage, c’est-à-dire sur l’expression qui en ressort. Or, certaines forme de menton incitent à ces jugements. On dira par exemple qu’une personne avec un menton très avancé paraitra volontaire, affirmée et sans doute peu commode.

    La mentoplastie ou génioplastie est justement une intervention destinée à remodeler le menton. Il y a deux cas qui se présentent pour le chirurgien. Les gens dont le menton est quasiment absent, il s’agira le plus souvent de poser une prothèse. Les gens qui, au contraire, ont un menton proéminent, il s’agira alors de procéder à l’ablation d’une partie du cartilage pour le faire reculer.

    La rhinoplastie

    C’est aussi une intervention très en vogue mais sans doute méconnue par le seul emploi de son nom scientifique. La rhinoplastie est en fait une chirurgie de remodelage du nez. Sans remonter à l’épisode de Cléopatre ou au fameux complexe de Cyrano, on peut croiser ou connaitre des personnes qui ont un nez particulier et qui parfois s’en plaignent ouvertement. C’est le nez avec un bosse, c’est le nez avec une longue pointe très déroutant et complexant quand il concerne une femme. On pourra aussi évoquer les nez larges ou encore les nez écrasés à la suite d’un accident ou d’un traumatisme.

    Toutes ces indications sont susceptibles d’être traitées par la rhinoplastie. On est ici dans les vraies solutions de mieux-être apportées par la chirurgie réparatrice surtout quand en plus de la disgrâce plastique s’ajoute une gêne anatomique avérée comme une respiration troublée.

  • Maigrir : Connaissez-vous la méthode « mouchoirs » ?

    Vous êtes des milliers à chercher les meilleures méthodes pour maigrir. Certains cherchent la méthode efficace, d’autres la méthode la plus rapide et d’autres encore celle qui demande le moins d’efforts. Le point commun de cette quête, c’est de perdre du poids pour des raisons de santé ou des motifs purement esthétiques. Et plus l’été approche et plus l’angoisse des kilos superflus augmente.

    Aujourd’hui, nous allons vous présenter la méthode « mouchoirs ».
    Mais nous vous précisons d’emblée qu’il s’agit d’une approche ironique des techniques d’amaigrissement. Il ne faut pas la prendre au premier degré, ce qui n’empêche pas , vous le verrez, d’en retirer un enseignement qui sera sans doute précieux pour vous.

    Alors de quoi s’agit-il ? Tout part d’un livre écrit par une ancienne rédactrice en chef du magazine Vogue. Celle-ci raconte avoir croisé des mannequins qui pour rester dans les normes de la silhouette idoine recommandées par les agences se remplissaient l’estomac de mouchoirs afin d’éprouver rapidement et à long terme une sensation de satiété. L’objectif étant ainsi de ne plus avoir besoin de prises alimentaires et par voie de conséquence de ne prendre aucun gramme en trop.

    Vous comprenez maintenant notre avertissement de départ. Rester mince ou maigrir en remplaçant la nourriture par des mouchoirs est un risque majeur. D’ailleurs, l’auteure du livre en question fait mention d’un cas d’hospitalisation à la suite de l’usage de cette technique.

    Malgré tout, ces jeunes femmes obsédées par leur ligne à cause de leur emploi avaient sans doute compris une chose importante. Les variations dans le poids sont aussi une affaire psychologique. Si vous indiquez à votre cerveau qu’il n’a plus besoin d’exprimer la sensation de faim à votre corps, il le fera. Il le fera à force de répétitions dans une méthode, il le fera par habitude.

    Si vous décidez qu’un repas par jour vous suffit et que vous vous tenez à ce rythme nutritionnel, vous n’aurez plus faim dès la fin de ce premier repas. Si vous décidez qu’après une opération comme la liposuccion, il vous faudra observer des règles drastiques de consommation, votre cerveau vous suivra, vous pouvez d’ailleurs le vérifier ici.

    En bref, vous comprendrez que par choix ou nécessité, la mise en place d’un programme de mieux-être alimentaire reste toujours de votre ressort. Donc, laissez-tomber la méthode des mouchoirs ou servez-vous en comme contre exemple pour vous prendre en mains.

  • La TVA à 19,6% menace t-elle l’avenir de la chirurgie esthétique en France ?

    L’avenir de la chirurgie plastique en France est-il fortement menacé par la mise en place d’une TVA à 19,6%  ? C’est la question qui sous tend la prise de parole de nombreux chirurgiens interloqués par la mise en place de cette taxe qui concernera les actes dits à vocation purement esthétique comme la pose de prothèses ou l’aspiration des graisses localisées.

    Aujourd’hui encore sur le site Atlantico, un praticien du sud de la France s’exprime dans ce sens en précisant que cette décision ne va qu’ajouter au déclin de la professions dans l’hexagone. Pourquoi cet argument retient-il l’attention ? Pour deux raisons.

    La première est que jusqu’à présent , les médecins concernés ont mis en avant le fait qu’un impôt même indirect sur leur pratique allait automatiquement avoir impact sur les prix et donc sur les plus modestes. Ce qui est d’autant plus important à signaler que ceux-ci ont souvent besoin d’une intervention pour améliorer leur apparence pour pouvoir se sentir plus à l’aise en société et même décrocher un emploi.

    La deuxième raison est plus un étonnement. Beaucoup de statistiques s’accordent à montrer que la chirurgie de remodelage du corps est en plein boom. La France est même classée 9 ème dans le classement des pays qui font le plus d’interventions par an. On sait par ailleurs qu’à l’horizon 2014, la croissance du secteur devrait être de + 20%.

    Alors pourquoi ce cri d’alarme alors même que tout semble aller pour le mieux ? Le chirurgien cité donne un éclaircissement supplémentaire sur la question. En réalité-dit-il, cette taxe va renforcer encore plus la concurrence internationale. Car dans d’autres pays européens et plus encore dans certains pays du bassin méditerranéen comme la Tunisie, on propose déjà des offres  beaucoup plus avantageuses. En effet, les prix unitaires des opérations y sont à la fois moins chers mais il y a de vraies opportunités de prises en charge qui incluent également l’hébergement comme dans cet exemple assez significatif de ce qui se passe ailleurs.

    On a donc le sentiment que les experts français se retrouvent encore une fois en porte à faux entre l’Etat et le public chez qui leur réputation n’est déjà pas toujours très positive. Faute d’un discours volontariste gouvernemental visant à encourager l’éclosion d’un vrai tourisme médical, la France peut encore une fois se faire devancer par certains de ses voisins et certains autres pays mieux disant en matière de tarification de santé.

    La TVA sur la discipline entre en vigueur aujourd’hui. Il faudra donc suivre ses effets et voir si le pronostic de ce médecin se vérifie.