Étiquette : stockage des données

  • Vos données sont-elles bien protégées ?

    Comme l’a montré l’affaire « Panama papers », la fuite de données est un risque auquel toute entreprise peut être confrontée. Des solutions de sécurisation existent, en voici un panorama.


    On ne le dira jamais assez : la valeur d’une entreprise réside en grande partie dans ses données. Fichiers clients et fournisseurs, données de recherche ou du personnel, sources comptables sont autant d’informations accumulées au cours des années, sans lesquelles l’entreprise ne peut plus fonctionner. Il est donc crucial et souvent légal de les conserver et de les protéger.

    Aujourd’hui, la plus grande partie des fuites de données proviennent de l’intérieur. Elles sont rarement volontaires. Un employé peut envoyer un fichier par email sur une messagerie non sécurisée, un autre apporter une clé USB à un prestataire sans s’apercevoir de l’existence d’un dossier confidentiel sur ce support, un troisième travailler dans le train et utiliser un réseau public… Autant de comportements apparemment anodins mais dangereux.

    Il existe aussi des attaques extérieures ou de piratage, plus ou moins bien organisées. L’année dernière, le groupe hôtelier américain Starwood a été la cible de hackers qui récupéraient les données bancaires des clients. Plus fréquemment, des sinistres (pannes, incendies, inondations,) peuvent endommager les espaces de stockage et rendre irrécupérables les fichiers. Enfin, il arrive que l’on subisse la défaillance d’un prestataire à qui l’on avait confié certains éléments précieux.

    Face à tous ces risques, la première réponse de l’entreprise est d’avoir une vision claire de son patrimoine de données et son architecture réseau. Autrement dit, il lui faut commencer par lister les données en fonction de leur importance et de leur confidentialité. Ensuite, il sera nécessaire de définir qui peut accéder à quel type de données via une gestion des habilitations. Par exemple, on peut cantonner les fichiers du personnel à un réseau privé accessible uniquement aux responsables RH et ouvrir certaines informations à des tiers sur un réseau public.
    Cette gestion des habilitations peut être renforcée avec des outils de contrôle du trafic et des pare feux avancés pour filtrer les accès. Pour la gestion des envois, les solutions de réseaux privés type VPN sont très efficaces.

    Mais un des enjeux souvent oubliés réside dans le stockage des données elles-mêmes. L’entreprise doit décider de l’emplacement géographique de ses fichiers : dans ses propres locaux, dans des salles secondaires pour des sauvegardes, dans un datacenter. Dans tous les cas, certaines précautions s’imposent. Si l’entreprise conserve ses données dans une salle informatique chez elle, il lui faut s’assurer de l’existence d’une sécurité anti-incendie, d’un contrôle d’accès optimal, de la continuité du service électrique. Autant de protections qui sont souvent oubliées ou considérées comme non-prioritaires par les dirigeants.

    Si l’entreprise choisit d’externaliser ses données, elle doit examiner avec soin les offres proposées. Si elle loue une baie dans un datacenter, le choix du site d’hébergement doit reposer sur des critères objectifs tels que la sécurité du site (contrôles vidéos, alarmes anti-intrusion…) et les systèmes de continuité électrique. De plus, dans ce cas, pour les échanges, mieux vaut privilégier une interconnexion en réseau privé entre la baie et le siège de l’entreprise. Ce « cloud privé » assure un transit sécurisé des données.
    Pour les entreprises qui préfèrent passer par un hébergeur et optent pour un emplacement mutualisé, alors il est hautement préférable de chiffrer les données.

    Quelle que soit la solution choisie, la vigilance s’impose. De la même manière que le soir, on ferme la porte de son entreprise en partant, le dirigeant doit sélectionner des endroits cloisonnés et sécurisés pour stocker ses données et savoir à qui il donne les clefs.

    Nicolas Aubé
    Président de CELESTE

  • Les datacenters à l’heure du Big Data

    Confrontés aux enjeux posés par le Big Data, les datacenters doivent faire un saut technologique. Une bonne nouvelle pour leurs clients, et une reconfiguration du marché pour les acteurs du secteur.


    40 zettaoctets de données, soit 40000 milliards de gigaoctets, devraient être produites par l’Internet des objets en 2020, selon le cabinet IDC. Une illustration parmi d’autres de l’expansion colossale et apparemment sans limite des flux de données générées par les applications quotidiennes. Si le traitement de ce « Big Data » est un enjeu de taille à venir, la première question qui se pose aux entreprises est avant tout celle du stockage de toutes ces informations.

    Pendant des années, le système de stockage se basait sur la définition d’un volume prédéterminé. Par conséquent, si une entreprise ne connaissait pas à l’avance l’espace requis, les datacenters auxquels elle s’adressait étaient bien en peine de lui formuler une proposition de stockage précisément adaptée à ses besoins. Finalement, le mieux était de « compter large », d’autant plus que les données devaient être dupliquées au fur et à mesure des changements de génération des disques durs utilisés pour assurer une continuité de lecture. Voilà comment on est arrivé à construire ici ou là des grandes fermes de serveurs.

    Mais depuis quelques années la donne a changé, grâce à une rupture technologique de taille : l’utilisation d’algorithmes de stockage élastique. L’idée est de ne plus recourir à un système physique forcément limité, mais d’utiliser un système logiciel. On « éclate » alors les données dans des endroits différents et c’est un logiciel qui recombine ces fragments épars en une information cohérente. Une technologie inventée par les hébergeurs américains et qui permet non seulement de stocker les données sans limite, mais aussi d’adapter au mieux les offres aux besoins. L’offre « Stockage Cloud » chez CELESTE propose ainsi une facturation à la consommation : 10 euros par Téra de données et par mois. Une simplicité appréciée par les entreprises et collectivités clientes.

    Aujourd’hui, le marché des datacenters est donc en train de se transformer. La demande s’oriente désormais vers un nombre de baies plus faible qu’avant, mais avec une puissance et une densité plus importantes. Les entreprises vont répartir leurs données dans plusieurs datacenters. C’est la raison pour laquelle CELESTE travaille depuis plusieurs années maintenant avec des datacenters partenaires. Les entreprises pourront également choisir d’équiper chacun de leurs sites avec un mini datacenter comme le StarDC, créant ainsi une sorte de Cloud privé.

    Le stockage élastique n’étant pour l’instant qu’à ses débuts en France, mais constitue une réponse prometteuse aux enjeux posés par le Big Data. En attendant une nouvelle révolution, peut-être celle d’une forme de stockage inédite, atomique ou biologique, pour pouvoir proposer un système robuste, permanent et moins consommateur d’énergie.

    Nicolas Aubé, président de CELESTE