Auteur/autrice : creditgirl

  • Les motifs de refus d’un rachat de crédit

    Le rachat de crédit est aujourd’hui entré dans les mœurs des consommateurs, surtout de ceux qui souffrent d’un malendettement, c’est-à-dire d’un endettement excessif, voire même d’un surendettement.

    Le regroupement de crédits est également utilisé de plus en plus fréquemment pour financer un projet sans déséquilibrer son budget, c’est-à-dire en ne dépassant pas un taux de charge raisonnable qui permet un « reste à vivre » satisfaisant, c’est-à-dire permettant de conserver un pouvoir d’achat suffisant pour couvrir ses besoins.

    A l’exception de cette année 2009 qui, en raison de la crise économique, a vu son volume baisser sensiblement, le marché du rachat de crédit aujourd’hui mature était en progression constante.

    Cependant, la grande majorité des demandes s’achoppe à une fin de non recevoir malgré la compétence, on peut même parler d’expertise, et les efforts des bons intermédiaires en opérations de banque ( IOB ) dont le rachat de crédits est le cœur de métier. Il n’est donc pas inutile d’insister sur la nécessité de prendre le temps de bien choisir son courtier en rachat de crédit pour optimiser ses chances d’obtenir le sien. Multiplier les demandes auprès d’autant d’IOB est une fausse bonne solution car le résultat s’avère souvent contre-productif. L’immense majorité des IOB ( environ 2000 en France ) travaille avec la petite vingtaine d’établissements de crédit pratiquant la restructuration des particuliers par un réseau de courtiers. Ainsi, pour éviter d’être assaillis des mêmes demandes, la plupart de ces établissement a instauré la règle du « premier arrivé, premier servi « , ce qui est une bonne chose lorsque le dossier a été bien monté par un professionnel compétent et sérieux, ce qui l’est beaucoup moins lorsque ce professionnel est juste un peu moins compétent et sérieux … D’où l’intérêt de préférer un intermédiaire bancaire membre de l’un des deux syndicats professionnels représentatifs : l’AFIB et le SIOB.

    Quelles sont les causes principales, en tous cas les plus courantes, de refus d’une demande de réaménagement de crédits ?

    En voici une liste non exhaustive :

    ? Les fichages par la Banque de France ( FCC pour toutes les catégories d’emprunteurs et le FICP pour les non-propriétaires de leur logement ) ou en interne par les établissements de crédit eux-mêmes qui font souvent partie d’un groupe auquel le fichier des incidents de paiement est commun ;

    ? Un taux d’endettement après restructuration supérieur à 40%, voire exceptionnellement 50% ;

    ? Un reste à vivre ou un résiduel ( revenus mensuels réguliers moins le remboursement du crédit de restructuration, du loyer ou de la mensualité du prêt immobilier ainsi que, le cas échéant, des impôts ) insuffisant selon les charges de famille ;

    ? Le statut professionnel de l’emprunteur : CDD ou contractuel, par exemple ;

    ? Un précédent rachat de crédits trop récent ( moins d’un an ) ou ayant fait l’objet d’incident de paiement ;

    ? De trop nombreux rejets de prélèvements non régularisés, une saisie-attribution ou un ATD ;

    ? Une « balance » bancaire déficitaire, c’est-à-dire un montant de dépenses sur une période de trois mois supérieur à celui des revenus desquels sont déduits la mensualité du prêt de restructuration et du loyer ou celle du prêt immobilier le cas échéant. Autrement dit, que la baisse de la charge de remboursement de crédit soit insuffisante pour rétablir l’équilibre du budget en raison d’un niveau de dépenses de consommation excessif par rapport aux revenus et charges fixes, rendant inopérante la restructuration et laissant un risque de récidive.

    Il existe deux motifs de « consolation » pour l’emprunteur éconduit:

    -1°) Aucun frais n’est dû en cas de refus, l’IOB comme la banque feront leur perte du travail accomplis et des frais exposés ;

    -2°) Lorsqu’un motif de refus disparaît la demande de rachat de crédit peut alors être représentée. Toutefois, certains établissement de crédits impose un délai d’attente entre deux saisines, six mois par exemple.

    Françoise FONDADOUZE
    RAINBOW FINANCE

    http://www.e-rachat-credit.fr
    http://www.e-rachat-credit.fr/blog
    http://rachatcredit.blog.capital.fr

  • Envoyé Spécial : « Les profiteurs de la crise »

    L’un des thèmes de l’émission « Envoyé Spécial » de ce soir sur France 2 est consacrée aux « profiteurs de la crise » porte sur le rachat de crédit.

    Le titre accrocheur donne le ton.

    Encore une fois, l’objectivité est sacrifiée sur l’autel de l’audimètre !

    Je suis intermédiaire en opérations de banque ( IOB ) spécialisée en rachat de credit.

    Le rachat de crédit des particuliers, technique bancaire classique dans les pays anglo-saxons notamment depuis longtemps, a démarré très lentement en France à partir du milieu des années 70. La technique et les IOB -qui en ont été les instiguateurs et les distributeurs essentiels- ont fait l’objet de toutes les critiques imaginables. C’est fou le nombre d’idées reçues qui ont pu ainsi etre véhiculées ! Pour les « bien pensants », le surendettement des ménages doit faire l’objet d’un traitement social, autrement dit par l’Etat et lui seul. Outre qu’on confond aisément les notions de surendettement et de mauvaise gestion budgétaire, voire même ( puisque c’est la cause principale ) les accidents de vie, on ne sait justifier au nom de quelle solidarité la collectivité devrait prendre en compte les conséquences d’excès de consommation de la part d’emprunteurs parfaitement solvables. Evidemment, ils sont victimes de la société de consommation et des publicités aussi tapageuses que racoleuses des banquiers et de leurs complices les commerciaux de tous poils qui tiennent la main des acheteurs pour leur faire signer les contrats de crédits … Jamais l’irresponsabilité de certains et l’insuffisance du salaire direct des français ne sont mises en cause ! Il est singulièrement intéressant d’examiner la composition des « surendettés », c’est à dire des français bénéficiant d’un plan de désendettement ou de la dernière procédure de rétablissement personnel … C’est pas là que s’enrichissent les « profiteurs ».

    Le rachat de crédit -qui est un crédit comme un autre- permet simplement de corriger, une structure d’endettement inadaptée aux revenus d’un emprunteur soit par sa volonté ( « surconsommation » ) soit à la suite d’un accident de vie ayant entraîné la baisse de ces derniers de façon plus ou moins durable. Le cumul des mensualités trop lourdes au titre de crédits dont la durée d’amortissement est trop courte ou dont le coût est trop lourd ( revolving ) absorbant l’essentiel des revenus disponibles d’un emprunteur, le rachat de crédit permet, en quelque sorte, de réétaler le paiement de sa dette globale. Souvent à des taux moindres que ceux des crédits consolidés. Mais, bien entendu, même à taux moindre, un remboursement plus long produit plus d’intérêts, autrement dit un coût de crédit plus lourd. Quel coût de location d’un appartement est moindre : six mois à 500 € ou deux ans à 300 € ? Quel loueur exagère ?

    On est bien fondé à justiger l’utilisation inadaptée ou excessive des crédits revolving, d’une part, et également, leur présentation et certains modes de commercialisation. On dénonce des taux excessifs. On ne fait même pas attention qu’avec des taux compris entre 18% & 21%, par exemple, la « réserve » ne se réalimente que d’à peine la moitié de la mensualité payée dans a plupart des cas, d’où une durée de remboursement dont on n’imagine pas la longueur …

    Racheter de tels crédits n’aggrave pas la situation de l’emprunteur. C’est tout le contraire !

    Sur mon blog http://rachatcredit.blog.capital.fr il y a déjà quelques temps, j’ai écrit un article intitulé : « Qui veut tuer son chien accuse le rachat de crédit ». Je vous invite à le lire.

    Si le rachat de crédit s’est autant développé en France en une bonne dizaine d’années, c’est que les consommateurs se sont rendus compte par eux-mêmes, nonobstant les attaques incessantes ( elles se sont adoucies et calmées ces dernières années ) des médias et des associations de consommateurs, qu’il rendait un véritable service. C’est effectivement un excellent outil de gestion de l’endettement pour qui sait s’en servir ( quand apprendra-t-on à nos enfants à gérer un budget avec toutes ses composantes et ses outils ? ) et à condition qu’il réponde autant à la situation qu’aux besoins de l’emprunteur. Ce n’est pas une panacée ni un acte anodin.

    Enfin, sachez que :

    – si le nombre des dossiers de surendettement déposés aux guichets de la Banque de France a augmenté en ce début d’année, il avait légèrement baissé en 2007 et 2008 et que le rachat de credit n’y était pas totalement étranger;

    – le montant des crédits à la consommation est en net recul, la baisse atteignant 18,7% en avril;

    – le rachat de crédits s’effondre quant à lui : le recul atteint 28,6% !!!

    En effet, le regroupement de crédit est risqué ( « taux de casse » important ) et, qui plus est, en raison de la crise financière, les fonds propres des banques ont souffert, d’où un problème de liquidités dont pâti le rachat de crédit en premier lieu.

    Doit-on s’en réjouir ? Pensons aux consommateurs pris à la gorge auxquels aucune autre réponse n’est apporté par quiconque …
    Depuis le début de la crise, un grand nombre d’intermédiaires en opérations de banque dont le réaménagement de crédit est le cœur de métier sont confrontés à de grandes difficultés financières en raison d’une baisse brutale de leur chiffre d’affaires et les dépôts de bilans s’amoncellent … Drôle de situation pour des profiteurs !

    Françoise FONDADOUZE
    Gérante RAINBOW FINANCE
    www.e-rachat-credit.fr