Auteur/autrice : rayjen

  • Crise Guadeloupe : L’effet insulaire tropical. Par Raymond Procès

    Île, suspend ton vol ! Qu’à l’orée d’un havre de paix, tu puises ta sève enchanteresse et porter aux cœurs démunis le réconfort d’une mélopée transporteuse d’un rêve d’unité pour tes enfants désorientés.

    N’est-ce pas cette douce quiétude qui devrait émaner d’un lieu si bienséant en climat et végétation luxuriante ? Et pourtant, la désinvolture de quelques hommes envers la justice, l’égalité, la tolérance, a semé depuis des siècles une tare qui perdure et conserve une trace indélébile au fond de chaque conscience insulaire.

    Un consortium d’inégalités s’est installé sur les îles des Dom : inégalité sociale, inégalité politique, inégalité économique. Nous assistons à une concentration de désagréments qui peut paraître anodine et lointaine pour la grande Métropole française, mais d’une résonance sans nom pour des populations qui n’ont connu que l’asservissement, la colonisation et pour finir l’assistanat.

    Après avoir subis une autre interprétation de leur avenir naturel, ces désormais insulaires, ne se sont jamais vus donner une réelle chance de choisir leur propre destin. Maintenus dans une vie carcérale ensoleillée, leur existence n’a pas vraiment changé. Qu’ils s’agissent de ceux qui détiennent les moyens de production ou l’influence des gouvernants de Métropole ; ce sont inévitablement les mêmes problèmes qui demeurent, mais sous une autre forme, comme un simulacre de reconnaissance de l’identité du peuple Domien.

    Le silence retentissant d’une souffrance intime crie, désormais, sa douleur à la face du monde entier pour réclamer une juste attention à une flagellation endémique du dos lassé de se courber.

    Pourquoi feindre la non existence d’une France domienne équitable à une France métropolitaine ? N’est-ce déjà pas ce qui c’est passé suite à la révolution de 1789 tant porteur d’un rêve mondiale, le respect des droits de l’homme. Et pourtant, cette France métropolitaine révolutionnaire avait tout de même maintenu l’esclavage dans les îles Domiennes car le profit qu’elles apportaient était une manne pour la France et ses perpectives financières qui à l’époque ne bénéficiaient qu’à une minorité de blancs nantis. Ce qui n’a guère changé aujourd’hui dans l’ensemble de l’hexagone. Les possesseurs de liquidité sont invariablement les mêmes.

    Donc, cette singularité est une pratique courante, comme si le sort des insulaires tropicaux passaient après et de plus avec des disparités polico-écomico-sociales. La question se pose de savoir, si la constitution française a une valeur identique pour tous ses citoyens qu’elle que soit la région où ils se trouvent. C’est cette mise à l’écart qui donne aux Domiens le sentiment d’être non reconnus, d’être des citoyens de seconde zone, de ne pas avoir le droit de s’exprimer et d’être bons à recevoir que les coups de triques d’une police bien armée comme s’il étaient des enfants mal éduqués qu’il faille réprimander.

    Même s’ils vivent sous un climat réconfortant qui prête à la douceur de vivre. Il est temps de détruire ces clichés porteurs d’idéologies erronées qui affirment que les Domiens sont dans l’exagération en ce qui concerne leurs revendications et qu’ils ne cherchent qu’à prôner la question raciale et demander des comptes aux blancs oppresseurs.
    Assurément, il est grand temps pour beaucoup d’observateurs de comprendre que la question identitaire n’a plus cours. Les Insulaires tropicaux connaissent leur histoire. Ils savent où se situe leur racine.
    Ils ont bien compris la pluralité de leurs métissages et la société pluriethniques qui se forme désormais sur les îles.
    Comme dans tous les pays du monde, parce que l’homme a du mal accepter les différences, aux Antilles aussi il subsiste des problèmes relationnels entre les hommes selon leur couleur de peau, leur religion etc. Ce sont là des maux récurrents à toutes les formes de sociétés humaines.

    Aujourd’hui, la difficulté est tout autre, il s’agit d’un nivellement de la société toute entière qu’il faut remanier. La crise Guadeloupéenne, n’est que le reflet d’une crise mondiale qui touche principalement le facteur social ; c’est à dire l’homme dans sa chair, dans son simple besoin d’avoir la possibilité de se nourrir décemment.
    Cette mobilisation générale à la Guadeloupe a vu se joindre, des blancs, des noirs, des métisses, toute la force active d’un département qui s’est unie pour dire non à la discrimination, au mépris, à l’exploitation, au laissé- pour compte. Le désespoir d’un peuple tout entier a formé une unité et drainé une idéologie porteuse d’une nouvelle espérance.

    On ne pourra jamais garantir des solutions adéquates au conflit Domien sans changer dans son ensemble le modèle de société qui nous régit depuis trop longtemps. Il est absurde de penser guérir une plaie ouverte au pied sans protéger par des antibiotiques l’ensemble des organes du corps.
    La première mesure serait de faire preuve d’écoute, mais d’une véritable écoute. Il ne s’agit pas de déterminer par avance des mesures ponctuelles et sans véritable valeur dans le temps, mais bien agir pour l’intérêt de tous en mettant à contribution les partenaires qui sont réticents à mettre la main à leur portefeuille. En effet, la crise elle est pour tous et les efforts ne doivent pas être demandés aux plus pauvres mais bien aux plus riches. Le gouvernement doit faire preuve de fermeté et faire en sorte que son action aille dans le sens de la majorité du peuple qui l’a élu. Si je me rappelle bien. Ils ne sont que les représentants de la nation, et sans cette nation les gouvernants n’ont aucune utilité.

    Il est utile de travailler pour une conception autre de notre rapport avec l’argent. Tout peut se faire, il suffit que chacun le veuille. Les problèmes sont connus et leurs solutions aussi. Alors, arrêtons de pinailler et d’évoquer des mensonges malvenus. Si tous les hommes pensaient moins à se remplir les poches, bien des choses mauvaises n’existeraient pas sur cette planète.

    Si j’ai bonne mémoire, la majorité des problèmes de notre planète vient du fait de l’existence de l’argent et de son incroyable influence sur la société des hommes. Et, malgré cela, tout le monde continue à réclamer de l’argent : les pauvres, les riches, la seule idée dans toutes les têtes c’est d’avoir ou conserver son potentiel argent.

    N’est-ce pas tout de même le summum de l’absurdité que d’avoir vendu l’âme humaine à un billet de banque. Le mal et le remède sont-ils frères siamois ? N’est-il pas temps de les séparer et pourquoi pas, les détruire ? L’intelligence humaine ne peut-il pas inventer autre chose, car l’essai du modèle de société que nous vivons depuis des siècles n’a rien de probant. Comme nous dirait le plus simple des jeux électronique après que l’on est perdu une partie ‘’ GAME OVER ‘’

    Il faut arrêter cette phrase imbécile : personne n’a rien vu venir, c’est même faire insulte à l’homme que l’on suppose si intelligent que d’affirmer pareille niaiserie.
    Qu’une météorite vienne frapper la terre, qu’un tremblement de terre ensevelisse une ville, là, on peut prétendre qu’on a rien vu venir, car ce sont des phénomènes naturels qui sont imprévisibles, mais dire cela d’une création de l’homme, c’est tomber dans le ridicule. Tout ce que crée l’homme est néfaste pour lui-même et pour la nature.

    Aujourd’hui la question est de trouver des solutions pour donner à la négativité de l’action des hommes des effets moins pervers. C’est de trouver un modèle de société où tout le monde trouverait son compte.

    Pour arriver à un tel effet, l’homme doit être en mesure de reconnaître que son matérialisme exacerbé est un élément d’auto destruction humaine.
    Il faut revisiter la notion de partage, d’équité, d’acceptation, de charité, de don de soi, de justice, de sincérité et d’honnêteté.
    Car en somme qu’est-ce qui tue nos sociétés : c’est l’hypocrisie, le mensonge, les magouilles, l’indifférence, la violence, l’égoïsme, la convoitise, la technologie, le pouvoir, l’argent.

    Humains n’êtes-vous pas fatigués de passer les siècles à discuter toujours des mêmes problèmes sans jamais pouvoir les résoudre ? Comment voulez-vous avancer puisque la seule chose qui vous importe, c’est votre propre personne.
    Vous exercez un protectionnisme de vous même que vous faites grandir à l’état d’un pays, d’un continent. Quelle est cette drôle maladie que de vouloir sans cesse être le meilleur, le plus fort, le riche, le plus beau, le plus intelligent, le plus méritant, le plus honnête, le plus célèbre, le plus, le plus etc.

    C’est quoi votre problème, messieurs les humains ? La nature sur cette planète vous a tout donné pour être heureux, et vous ! La seule chose que vous jugez bon de faire, c’est de la détruire progressivement. Encore, si cela vous apportait un quelconque bénéfice. Vous n’êtes pas capables de vivre en communauté sans vous quereller pour des myriades de motifs.

    La guerre des nerfs, la guerre des armes, la guerre des corps semblent vous apporter une jouissance ultime. Le goût de la destruction est le poison qui coule dans vos veines.

    Et pourtant ! Il suffirait de peu de chose, une prise de conscience, un rejet de ce qui est beau mais mauvais pour l’homme. Juste, se dire ‘’ arrêtons nos conneries et cessons de donner à l’égoïsme une hégémonie’’ Donnons à notre éducation de vie d’humain une autre orientation.

    Ceci n’est en rien une utopie, il suffit seulement de le vouloir. Vous les hommes, vous êtes capables de vous unir pour faire la guerre. Pourquoi ne seriez-vous pas capables de vous unir pour donner à votre avenir une autre chance que l’horizon pitoyable que vous lui dessinez ?

    J’escompte qu’un jour, que mes surprenants congénères auront le bon goût d’affirmer que : la seule politique qui vaille, c’est la politique de l’homme et de la nature ; et le seul budget qui devrait exister est le budget humain.

    Raymond Procès

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  • La Guadeloupe un exemple de trop. Par Raymond Procès.

    Le monde semble être devenu un grand plateau de prestidigitation où se passent des évènements venus d’ailleurs. Encore une crise que personne n’a vu venir. C’est à se demander si sur cette planète nos experts en tout et nos gouvernants servent vraiment à quoi ils sont nommés. Pourtant, ce n’est pas faute de nous expliquer les choses avec toutes sortes d’émissions télévisées, sur les actualités récentes, les faits passés, les hommes d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Tout nous est livré avec une profusion souvent mal contenue. Et pourtant, malgré tous ces éminences grises, ces films à succès sur tout et n’importe quoi, ces débats, ces livres, ces bibliothèques, toute cette histoire écrite et orale de l’homme et bien, rien ne va ! C’est la crise mondiale ! Et depuis, tout est la faute de la crise mondiale que personne n’a vu venir. C’est à croire que les terriens sont partis sur une autre planète et à leur retour ils ont découvert une chose que l’on appelle la crise.

    Le seul problème, c’est que les difficultés et les conflits qui sévissent aujourd’hui sur une île comme la Guadeloupe viennent à embraser les îles sœurs de cœur et par la même toutes les sociétés du globe terrestre, car rien n’est plus prévisible du fait de notre apparente cécité à prévoir les embarras.
    Il est effarant de voir comment les hommes cultivent le désordre et sont forts surpris quand la dynamite dont ils ont allumé la mèche leur pète à la figure.

    Il est incroyable de noter comment une crise se médiatise dès que se sont les banques ou le monde de la finance qui est touché alors que ce sont ces mêmes acteurs qui sont à l’origine du mal. Il faut dire que ce ne sont que des hommes qui sont à la tête de tous ces grands groupes et que la perversion de l’argent atteint en premier l’être humain. Un ensemble d’individus qui font leur intérêt personnel passer avant toute chose et font de l’intérêt général une vague alternative. Ils ne sont victimes que d’un système générateur d’iniquité qu’ils ont crée eux-mêmes. Et pour comble d’incohérence, il faudrait que ce soit ceux qui leur ont servi de vaches à lait qui leur permette de conserver leurs privilèges.

    Plus de colonies, plus d’esclavage mais l’homme social a-t-il pour autant évolué d’une manière bénéfique ? Une végétation luxuriante, des paysages de rêve, des plages paradisiaques, un climat réconfortant, sont-ce assez pour vivre un bonheur idéalisé ?
    Non ! L’insulaire tropical vit dans une prison dorée, un semblant de bien être qui n’est qu’un vilain leurre. Plus de chaînes, mais un assistanat qui fait perdre une dignité à peine retrouvée.
    L’insulaire tropical vit une survie sans cesse renouvelée. Aucune chance d’évolution à l’horizon. Il est maintenu dans un état végétatif à peine définissable. Le poids d’un lourd passé ne semble pas avoir encore quitté son corps endolori. La souffrance est autre mais la peine est la même, un sentiment d’abandon, de non reconnaissance comme si leur sort passait après celui de bien d’autres plus méritants ou plus utiles peut être.
    Faut-il être assez sot pour croire que c’est pour cause de crise mondiale que cette situation de précarité subsiste dans les DOM ?

    Sans être un expert en économie, ni bardés de diplômes, en ouvrant simplement les yeux, il était prévisible qu’une telle virulence face à l’inégalité se mette en œuvre. Comme, il était assuré que le matérialisme et la notion de profit trouveraient leurs limites. Pourtant l’histoire est pleine de ces faits similaires de révoltes face à l’inégalité. Aurions-oublié la révolution de 1789 ?
    D’après certains experts, le temps des révolutions est révolu, de même que les grandes guerres parce que, à ce qu’il paraît, l’homme serait devenu raisonnable. Quelle étrange affirmation de la part de personnages qui ne voient rien venir. Je crains qu’il ne faille s’attendre au pire avec les humains. L’homme et une créature imprévisible surtout lorsqu’il agit en groupe, sa force est sans commune mesure.
    Il est une seule chose qui soit prévisible, c’est que ceux qui possèdent le pouvoir et l’argent n’auront jamais à souffrir des crises. Ils ont entre eux cette solidarité qui les préserve des aléas de l’existence conçue par eux-mêmes.

    La crise, elle est planétaire, et ce, depuis la nuit des temps, dès lors que l’inégalité s’est instaurée sur cette terre en donnant à certains le pouvoir et les richesses sous prétexte qu’ils étaient aptes à gouverner les peuples.
    Nous sommes, désormais, au XXIème siècle et l’homme social n’a eu aucune évolution équitable. Nous assistons à une paupérisation graduelle des populations et à l’obédience à une caste de privilégiés minoritaires possesseur du pouvoir et des richesses. En fait, rien de nouveau qu’une continuité dans un monde qui n’a plus vraiment de but et où le rêve est devenu la seule échappatoire pour un semblant de bonheur tant espéré.

    Si l’homme ne se donne pas un autre modèle d’évolution. La colère qui gronde dans des régions du monde propice à la volupté, telles les Antilles, ne sera qu’une prémisse à la violence du cyclone social de tous les désabusés de la planète terre.
    Les beaux discours de ceux qui vous parle d’Etat de droit, d’hommes de bonne volonté, de conseils interministériels, de mesures, de décrets, de priorités, des paroles galvaudées depuis des siècles par ceux- là même qui ne voient rien venir. Tous ces mots forts et inutiles voleront en éclat quand l’estomac des hommes criera famine et que la seule colère brillera dans leurs yeux.

    L’heure n’est plus aux mensonges, à une société de ‘’people’’, à des modèles de société du passé que l’on veut remettre au goût du jour. Il est à croire que l’homme doit mettre un frein à son évolution technologique qui n’a fait qu’apporter une auto destruction de la planète. Une technologie qui voudrait nous faire vivre dans un monde virtuel où nous pourrions combler tous nos désirs. Il est temps d’arrêter cette guerre contre nous-mêmes et commencer à panser nos plaies internes.
    Faisons le sublime effort de mettre en avant la notion de partage et non celle du profit et surtout donner à l’équité universelle le vrai sens que nous devrions lui attribuer sans que cela devienne une utopie.

    Raymond Procès.

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  • La Question démocratique par Raymond Procès

    La vie de l’homme est subornée à l’existence d’un état. L’esprit en se transmutant en état, aliène sa liberté. Ses suggestions perdent leur fondement individuel pour généraliser son statut communautaire. L’état est un tout, semblable à un unique et énorme cerveau qui régente le corps de ses administrés.
    Hegel, dans ses principes de la philosophie du droit, énonçait une telle évidence. Quoi de plus logique qu’il en soit ainsi, puisque l’esprit libre a pactisé avec ses congénères. L’individu ne possède plus la liberté de considérer un monde personnel. Il fait parti d’un état et celui-ci l’insère dans une vision globale formulée par l’ensemble des cerveaux pensants.
    Ce qui crée les distensions à l’intérieur d’un état est que tout un chacun le croit sien. La propriété étant mère de tous les vices, il découle que la dispute pour la possession de l’état amène inévitablement l’iniquité.
    L’état démocratique et républicain appartient au prime abord à la nation souveraine. Bakounine présentait l’état comme la chose publique, un potentat spécifique où les intérêts, le bien collectif et droit de tout le monde, se voyaient opposés à l’action dissolvante des intérêts et des poumons égoïstes de chacun. Tout pareil à l’instabilité de la nature humaine, l’état, qui en est sa création, est sujet à des tourments individuels.
    L’homme élabore un être état dans le but de surseoir à ces passions égoïste. Le malheur, pour lui, c’est qu’il n’avait pas supputé qu’une création sortie d’un cerveau incohérent ne se devait être qu’une incohérence. L’état est le reflet potentialisé de la défection de la pensée humaine. De sorte que l’homme a crée un système pour s’auto punir de son irresponsabilité.

    L’accession au pouvoir dominant a toujours suscité une âpre bataille entre les candidats déclarés. Le profil du prétendant type se signifie par un désir obsessionnel d’accéder à la plus haute magistrature. Il persiste un engouement maladif de vouloir se défaire de l’indélicatesse des mauvaises attitudes qui choquent. Le prétendant par de belles paroles essaye de se montrer comme un saint dépourvu de toute ambition personnelle, exclusivement voué à la cause de l’intérêt général. Il en vient même à oublier sa qualité d’être humain pour se montrer en être immaculé porteur de la plus belle espérance du monde. Il s’identifie au libérateur, à l’être suprême ayant mis au rebut les innombrables imperfections du système communautaire et qui grâce à sa seule action trouvera le moyen de protéger et de chérir la nation toute entière.
    Cependant derrière une façade de philanthropie affichée, se dissimule la fausseté de l’individu gorgé de convoitise. Le requin cruel et belliqueux qui pour gravir les marches de la célébrité concoure à la plus grande des supercheries. Il assure s’il est élu, un fonctionnement de gouvernement dans l’équité, la plus honorable. Il manie le mensonge avec une dextérité éprouvée. Lorsqu’on l’interroge sur la nature véritable de ses prétentions, jamais il ne vous répondra :
    « Moi j’ai les mains sales jusqu’aux coudes, je les ai plongées dans le monde et dans le sang et puis après ? Est-ce que tu t’imagines qu’on peut gouverner innocemment ? »
    Propos de M. JP Sartre.
    La politique est exempte de pureté, ces protagonistes ne sont qu’un ensemble de personnages érudits pour la plupart qui n’envisagent que l’acquisition du symbolique sceptre. Le constat démontre que la symbiose intelligence et instruction ne rend pas l’homme obligatoirement sensé. La sagesse ne repose pas sur ces critères qui pourtant conçoivent l’individu dans sa classification sociale.
    Il faut croire que le spectacle que jouent les hommes politiques plaît puisque la nation y adhère. Une majorité de gens a consenti à ce qu’on définisse un état démocratique. Un état selon Lénine qui reconnaît officielle l’égalité entre les citoyens, et le droit pour tous de déterminer la forme de l’état et de l’administrer.
    Mais, il survient un impondérable, une pièce défectueuse dans l’assemblage de ce beau système. Beaucoup préjugent de la compétence des gens qu’ils élisent aux postes de commandement.
    On leur concède une honnêteté, une intégrité qu’ils ne méritent pas nécessairement.
    Le peuple lègue souvent son mandat à d’autres hommes, parce qu’il considère que le savoir de ceux-ci mérite tous les éloges possibles. Il s’agit ici d’une preuve de l’incapacité des hommes à se débrouiller seul. Il s’avère indispensable qu’ils soient sujets d’une autorité quelconque, ce qui marque encore plus la différence entre la potentialité de chaque être humain. La notion de faible et de fort conserve toute sa force d’interprétation.
    Le peuple pense se donner d’avantage de liberté en établissant l’état démocratique. Mais dès le départ s’érige une contradiction, la liberté qui réclame aucune contrainte, se voit dans la démocratie affligée d’une direction centralisée.
    Il n’est pas de variété d’état qui apporte la liberté à l’homme. A partir de l’instant où l’être humain ne peut supporter l’absolue. L’individu libre est un vagabond sans foi ni loi qui n’a ni avenir, ni passé. Le néant est sa maison car il ne possède aucun point d’attache. Pour que l’homme soit ce qu’il croit être, il aspire à la rencontre de l’autre. Dès lors sa liberté est contingentée, car accepter la présence d’autrui, revient à lui céder une part de soi- même.

    Raymond Procès

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  • Barack Obama, Yes he can ! Un monde à reconstruire. Raymond Procès

    La folle perdition, où nous mènent nos pas d’hommes désabusés, s’en vient à l’horizon d’un espoir irrésolu scander sa virulence sur une terre ravagée de conflits sans cesse renouvelés.

    De partout le mal suppure, il n’est plus assez de mots pour qualifier les maux qui malmènent notre civilisation. L’amorce d’un chaos annoncé n’est plus une prémisse, mais une réalité quotidienne.

    L’humain qui construit chaque jour son histoire, ne gagne aucune expérience d’elle puisque toutes ses erreurs se répètent irrémédiablement avec une force décuplée.

    L’homme n’est qu’un faiseur de drame et perpétue son irresponsabilité aux quatre coins du globe terrestre. Sa suffisance et son orgueil mettent un frein à sa technologie démentielle qui n’est même pas capable de le rendre heureux. La folie des hommes terreurs entrave la liberté de vie et à grand pas parcelle les humains en deux groupes : les pré-survivants (minorité privilégiée) et les déjà presque condamnés (la majorité désargentée.)

    C’est ce monde au bord du gouffre que le jeune président Barack Obama, désormais l’homme le plus puissant de la planète, va devoir régenter.

    Est-il encore homme ? L’ampleur de sa tâche est si démesurée qu’il  devra être un dieu pour accomplir son œuvre.

    Combien voudrait le voir éclairer notre demain d’une juste Rédemption, bannir les désagréments d’une terre qui a trop souffert. Sa prestance, son charisme le consacrent tel un sauveur des âmes perdues. La bonne parole est à ses lèvres et son visage rayonne d’une lumière apaisante qui nous laisse imaginer que le sang des enfants, des femmes, des hommes innocents cessera de couler dans ces actions meurtrières de guerres insipides qu’engendrent l’incompréhension, la barbarie et la bêtise humaine.

    Barack Obama, plus qu’un mortel, est maintenant un événement planétaire. Il est le demain d’une fraternité énergique et durable entre les peuples, les races et les religions. Son statut de guide universel vient d’être confirmé et tous les regards convergent vers un être mythique en demeure de changer le monde ‘’Yes we can !’’

    En chacun de nous brille une étincelle de vie meilleure. Barack Obama est la flamme que beaucoup d’hommes ont crée pour qu’il devienne un phare dans la pénombre de notre civilisation terrestre en but à son autodestruction.

    Le cœur des hommes s’est ouvert à une autre image que la blancheur oppressive. Le métissage gagne ses lettres de noblesse pour garantir, enfin, le mélange des couleurs, car en somme ! La terre n’est peuplée que d’humains qui souffrent, pleurent, rient, saignent et aiment quelle que soit leur couleur de peau.

    Gageons que Barack Obama saura apporter cette symbiose de cœurs qui aspirent à l’avènement d’une autre ère. La justice, la fraternité, la liberté, la tolérance, deviendront-elles,  enfin, des actes réalisés et permanents ?

    Nous croyons en cet homme, comme s’il s’agissait de notre ultime recours avant la fin.

    Pourquoi ne pas se laisser bercer par la douce illusion que ce mardi 20 janvier 2009 est le jour de l’investiture d’un nouveau rêve planétaire pour rebâtir une humanité d’une réelle transcendance !

    Pourquoi ne pas croire à ce grand rassemblement derrière Barack Obama devenu pour l’heure notre conscience humaine face aux démons qui nous habitent.

    La tragédie que vit la planète terre a donné vie à un  Barack Obama lumineux. Désormais le peuple des hommes attend les actions de ce nouvel élu.

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