Auteur/autrice : frederic22

  • AREMD ET SIDI CHAMAROUCH AU MAROC

    À Imlil, vous louerez sans difficulté une mule avec un guide pour atteindre le cirque d’Aremd, à 1 h de marche, qui marque l’entrée du parc. Beau village étagé sur sa moraine caractéristique. A 1 h 30, ne pas manquer le sanc­tuaire de Sidi Chamarouch, au bord du torrent descendant du Toubkal, vers 2 300 m d’altitude. Pèlerinage toute l’année (on peut y louer de petites cham­bres propres mais sans aucun confort). En fait, le village est sans doute plus intéressant que le sanctuaire, celui-ci n’étant accessible qu’aux musulmans Les habitants berbères sont chaleureux, ils offrent volontiers du thé et dis­cutent facilement avec les touristes.

    L’ASCENSION DU DJEBEL TOUBKAL (4 165 m)

    Vous aurez toutes les informations a la reception de votre hotel marrakech ou a votre riad de Marrakech.

    La plus haute montagne d’Afrique du Nord. Le Toubkal est plus facile à gra­vir que la Tazarhart ; de plus, on y est rarement seul sur la voie normale. Attention toutefois, l’ascension présente en condition neigeuse des dangers spécifiques réels (il y a des morts chaque année, généralement faute d’équi­pement adéquat). On voit trop souvent des gens attaquer le sentier en milieu d’après-midi en short et espadrilles, sans aucune expérience de la mon­tagne. Et s’il y a de la neige, certains vont même jusqu’à envelopper leurs espadrilles de sacs en plastique : dévissage garanti.

    Suivre le chemin muletier jusqu’au refuge Neltner. Compter 4 h pour t’atteindre. Ensuite il faudra suivre le sentier jusqu’au sommet ou, mieux, suivre les traces d’un groupe. Au cours de l’ascension, on découvre des panoramas exceptionnels sur tout le Haut Atlas. Deux possibilités : en un pur, à dos de mule, jusqu’au refuge Neltner (3 200 m), puis à pied (3 h de montée et 2 h de descente ; départ à 4 h, retour à 17 h); ou tout à pied, en deux jours avec logement au refuge Neltner. Depuis quelques années celui-ci est souvent surpeuplé et l’entretien laisse beaucoup à désirer. Un nouvel édifice (financement par souscription) est prévu. Ne pas oublier qu’en butes saisons il y fait très froid la nuit, en raison de l’altitude. Du sommet, Delle vue sur l’ensemble du massif et sur le Siroud.

  • KO KUT EN THAILANDE : LE PARADIS

    Dernière île de Thaïlande encore épargnée par le développement immobilier, Ko Kut est un territoire en friche pour les promoteurs. Si de nombreuses sociétés y sont déjà bien implantées, de grands projets sont dans les cartons pour cette poche de jungle sauvage. La topographie de cet îlot paisible ressemble à celle de Ko Chang : forêts tropicales et chutes d’eau cachées au plus profond des terres. En raison de sa situation à la périphérie de l’archipel, ses eaux côtières sont d’une couleur émeraude exceptionnelle.

    La quasi-totalité des complexes hôteliers sont établis le long des plages ouest de Ko Kut. Une piste de terre longe la côte ouest, reliant les villages de Ban Khlong Hin Dam et Ban Khlong Chao, puis bifurque vers le nord-est avant d’aboutir à Ao Salat, de l’autre côté de l’île.

    Si vous ne pouvez passer une journée sans consulter vos e-mails, Ko Kut risque fort de ne pas vous convenir. L’accès y est très limité : il n’y a pas de cybercafés et les hôtels équipés d’un ordinateur n’ont généralement qu’une connexion médiocre, par satellite.

    Il n’y a ni banques ni DAB sur l’île et les cartes de crédit ne sont pas acceptées en raison du manque de lignes de téléphone fixes. Certains villages de bungalows changent de petites sommes de devises étrangères, mais il est préférable de retirer beaucoup d’espèces avant de venir, à Trat, à Laem Ngop ou sur Ko Chang.

    Ko Kut n’a pas de bureau de poste officiel. Néanmoins, la plupart des complexes hôte­liers prennent en charge votre courrier.

    Koh Koo. Près du poste de police. Un masseur affilié à l’hôpital peut se rendre à votre hôtel moyennant un prix raisonnable.

    Si les lignes terrestres en état de fonctionne­ment sont rares, les téléphones mobiles, eux, captent étonnamment bien sur toute l’île.

    Pour ceux qui recherchent une étendue de sable isolée, n’importe quelle plage de l’île fera l’affaire. Les Nam Tok Khlong Chao constituent le principal attrait de Ko Kut. Nettement plus impressionnantes pendant la saison des pluies (lorsque les touristes sont absents), ces chutes méritent tout de même un coup d’oeil le reste de l’année. Renseignez-vous auprès du gérant de votre bungalow de Ko Kut. Celui-ci vous proposera sûrement, moyennant une petite somme d’argent, une mini randonnée dans la jungle jusqu’à la cascade. Ao Salat et Ao Tai, deux baies de la côte est, sont ponctuées de petits villages de pêcheurs-composés de cabanes. La plupart des habitants sont des Cambodgiens qui gagnent leur vie en pêchant des crabes, des crevettes et divers poissons. En début de soirée, les visiteurs peuvent acheter la prise du jour ramenée par les bateaux.

    A faire

    Ploy Scuba Diving, à côté de l’Away Resort, organise des sorties au départ d’Ao Salat et de Ban Khlong Chao. Pour des informations détaillées sur la plongée aux alentours de Ko Kut et des autres îles de l’archipel de Ko Chang,. Les eaux cristallines qui baignent le littoral sont parfaites pour mettre

    un masque et s’ébattre avec les poissons. La plupart des complexes de bungalows louent du matériel de snorkeling (100-200 B).

  • APÉRITIF EN HAUTEUR SUR LES TOITS DE BANGKOK

    Bangkok est l’un des rares endroits au monde où il semble naturel d’installer un bar ou un restaurant au sommet d’un gratte-ciel. À l’exception du Rang Mahal, la vue laisse un souvenir bien plus mémorable que le repas (onéreux), aussi, mieux vaut opter pour un simple apéritif et dîner ailleurs.

    Rang Mahal. À l’abri des éléments, le Rang Mahal reste néanmoins perché très haut au dernier étage du Rembrandt Hotel Bangkok ; majestueux menus et buffets indiens.

    Sirocco/Sky Bar. Le grand escalier de rentrée confère au Sirocco un air hollywoodien. Le Sky Bar, adjacent, est comme posé au bord du vide ; réservation et tenue correcte impératives.

    Moon Bar at Vertigo. Perché dans les nuages au 61′ étage, en surplomb de la rumeur des embouteillages, le Vertigo a vue sur pratiquement toute la ville, tout comme le Moon Bar.

    Face . Le lieu, ravissant, consiste en fait en deux très bons restau­rants : le Lan Na Thai, pour une excellente cuisine thaïlandaise (qui met l’accent sur les plats régionaux), et l’Hazara pour des saveurs exotiques s’aventurant à la frontière de l’Inde du Nord.

    La Piola : Si l’on peut manger à la carte, la clientèle vient surtout ici pour le menu, italien et gargantuesque, qui rassasie même les plus gros appétits.

    BedSupperdub. On dîne allongé dans un immense tube blanc en compagnie d’autres convives. Le vendredi, le chef néo-zélandais Paul Hutt invente un menu de quatre plats avec ce qui lui tombe sous la main Surprise garantie.

  • Les petites îles autour de Koh Lanta en Thaïlande

    Comment circuler ?

    La plupart des complexes hôteliers de Koh Lanta envoient des véhicules à l’arrivée des ferrys pour assurer le transfert gratuit de leurs clients à l’aller. Au retour, comptez 80-150 B pour rejoindre l’embarcadère. Vous pouvez aussi prendre un des motos-taxis qui stationnent en face du 7-Eleven à Ban Sala Dan. La course revient à 50-200 B selon la distance.

    On peut louer des motos un peu partout. Mais les casques sont rarement fournis et l’assurance, jamais. Soyez donc très prudent sur les routes cahoteuses. Le tarif est de 250 B/jour.

    Plusieurs hotels de Ko Lanta louent des 4×4 autour de 1 600 B/jour, assurance comprise.

    KO JUM ET KO SI SOYA :

    Au nord de Ko Lanta, Ko Jum et sa voisine Ko Si Boya semblent désertes, tant les rares constructions sont nichées au milieu des arbres. Les activités se résument à peu de choses : s’adonner au farniente sur la plage et flâner dans les sympathiques villages musulmans. On est à mille lieues du monde moderne et c’est là le charme. Les habitants appellent Ko Jum uniquement la partie sud plate et Ko Pu la partie nord vallonnée, mais il s’agit d’une seule île, Ko Jum.

    Où se loger et se restaurer?

    Les hébergements sur Ko Jum sont le plus souvent rudimentaires (même si les cho évoluent) et se situent en bordure des plag de la côte ouest. Certains louent des kayaks d mer et la plupart disposent d’un restaurant. Les transports publics à destination de Ko Jum et Ko Si Boya sont très rares en basse saison, aussi la plupart des hôtels ferment de mai à octobre.

    New Bungalows. Spacieuses huttes plus ou moins confortables à l’extrémité sud de la plage. Bon marché, les cabanes dans les arbres ont un attrait particulier.

    Siboya Bungalows : Bien conçues, les huttes sont installées sur une pelouse luxuriante, ombragées par d’im­menses palmiers et hévéas. Toutes sont agrémentées de vérandas et de hamacs. Il a aussi 2 maisons équipées à louer, idéales pour les longs séjours. Le restaurant sert une excellente cuisine thaïlandaise.

    Woodland Lodge. Les huttes de bambou typiques sont dotées de vérandas en bois vernis et de moustiquaires. Les propriétaires organisent des croisières en bateau, des sorties pêche et des cours de cuisine en haute saison. Le restaurant est excellent et très convivial. Le lodge, ouvert toute l’année, comporte aussi des bungalows plus grands pour les familles.

    Joy Bungalow : Sur la côte sud-ouest de Ko Jum, ces bungalows sur pilotis en bois et chaume se situent sur un terrain herbeux à l’ombre des palmiers. Le restaurant, sur la plage, dégage une bonne ambiance mais la notoriété de l’endroit fait fuir certains clients.

    Oon Lee Bungalows : De style Robinson-chic, ces bungalows en bois sur pilotis, tenus par une famille franco-thaïlandaise, se nichent dans un jardin ombragé sur une plage de sable blanc déserte, dans la partie Ko Pu de Ko Jum. Nombreuses possibilités d’activités, dont les plus belles randonnées de l’île. Sublime restaurant fusion justifiant à lui seul la visite.

    Koh Jum : Écolodge grand style : en bois dur et bambou .

  • Votre séjour à Koh Phi Phi en Thailande

    La beauté peut être un terrible fardeau. Celle de Phi Phi pourrait bien signifier sa fin. Tout le monde convoite ce petit paradis terrestre où les touristes s’ébattent dans des eaux vertes translucides et mitraillent de leur objectif les long-tail boats voguant entre des falaises déchiquetées. Avec ses plages aux courbes ondulantes et aux. sables blonds, ses coraux multicolores et ses fabuleuses forêts tropicales, il n’est pas étonnant que Phi Phi soit devenue la vedette de la côte d’Andaman. Et, comme toute bonne starlette, l’île peut faire la fête toute la nuit et rester éblouissante le lendemain matin. Malheureusement rien, ni personne, ne peut tenir un tel rythme en conservant sa séduction et, si aucune limite n’est fixée, un désastre écologique guette Phi Phi.

    Le dramatique tsunami du 26 décembre 2004 a balayé pratiquement toutes les constructions des baies jumelles d’Ao Ton Sai et d’Ao Lo Dalam, dont la densité trop élevée menaçait l’équilibre écologique. En terme de pertes humaines et matérielles, Ko Phi Phi est l’endroit qui a le plus souffert, après Khao Lak et Bang Niang dans la province de Phang-Nga. On pouvait espérer qu’après le tsunami, on tirerait les leçons des erreurs du passé. Mais rien n’a changé : Ao Ton Sai a retrouvé pratiquement le même visage qu’avant la catastrophe. Seules différences : une usine de traitement des eaux, inaugurée en 2006, a résolu provisoirement les problèmes de ravitaillement en eau et les gens commencent à jeter les déchets dans les poubelles. Participez à la protection de l’en­vironnement : déposez vos ordures et celles que vous voyez dans ces nouvelles poubelles. Sur les autres baies aussi, le commerce a repris comme à l’accoutumée.

    Le souvenir du tsunami plane sur Phi Phi à travers les mémoriaux aux victimes, les photos des bénévoles qui ont aidé à recons­truire restaurants et pensions, et à travers la gratitude à l’égard de l’industrie touristique qui a contribué à relancer l’économie de l’île, une reconnaissance qui s’étend à tous les visiteurs anciens et nouveaux, et à laquelle on ne peut rester insensible.

    Même si Ko Phi Phi semble plus chère que le reste du pays (Phuket et Ko Samui mis à part), ce petit coin de paradis vous paraîtra vraiment bon marché comparé aux autres îles de charme de la planète.

  • Histoire du Maroc : Les Alaouites

    Les Alaouites : également nommés Filaliens, les Alaouites, au sang mêlé (berbère et arabe), descendaient eux aussi du gendre du prophète, Ali. Ils s’étaient établis dans le Tafilalet (région actuelle d’Erfoud-Rissani, beaucoup plus prospère alors qu’aujourd’hui). Ils étaient austères, menaient une vie pauvre, méditative et vertueuse. En 1649, ils prirent Fès d’assaut puis, en 1668, ce fut le tour de Marrakech. C’est cette dynastie qui est toujours sur le trône actuellement, représentée par l’actuel roi du Maroc, Mohammed VI. Le système politique centralisé mis en place, appelé makhzen (littéralement l’« entrepôt », d’où notre « magasin »), s’est maintenu, quant à lui, jusqu’au protectorat.

    Moulay Isma’il, le frère de Moulay Rachid, le fondateur de cette nouvelle dynastie, fut surnommé par les historiens « l’assoiffé de sang » ! C’est un peu le Louis XIV marocain : longévité exceptionnelle (règne de 55 ans, de 1672 à 1727), grand appétit de puissance dans tous les domaines (il avait un harem de 500 femmes, dit-on…). A cette époque, Meknès est privilégiée comme ville impériale.

    Le XVIII’ siècle voit le Maroc s’enfoncer dans une longue période de troubles : l’économie va mal, le pays se replie sur lui-même. Alors que l’Europe s’engage dans la voie de la révolution industrielle et que l’impéria­lisme prend un nouveau visage, le Maroc bouge peu et excite les convoi­tises.

    Les débuts de l’ère coloniale

    La prise d’Alger par la France, en 1830, suscita de vives réactions au Maroc. qui prit alors parti contre les nouveaux occupants. Moulay Abd er-Rahman en profita pour tenter de s’emparer de Tlemcen, puis il noua des intrigues avec l’émir Abd el-Kader contre l’autorité française en Algérie pour, finale­ment, se laisser entraîner dans une guerre ouverte contre la France. Les troupes chérifiennes furent écrasées à la bataille d’Isly par le général Bugeaud — qui devait posséder une drôle de casquette puisqu’elle fit l’objet d’une chanson connue de tous les gamins ! Les Marocains se virent contraints de signer la paix en 1844, ce qui permit à la France d’achever sa conquête de l’Algérie.

    Algésiras : un contrat d’ingérence totale

    Intronisé à l’âge de quatorze ans, le jeune et inexpérimenté souverain chéri­fien Abd el-Aziz (1894-1908) eut bien du mal à s’en sortir, d’autant plus que des mouvements de révolte éclatèrent au coeur du pays et que les Euro­péens n’attendaient que ça pour intervenir et se partager le gâteau nord-africain. En effet, beaucoup de nations commençaient à s’intéresser de près au Maroc et à son trafic caravanier. Les grandes entreprises anglaises, alle­mandes et françaises s’y implantèrent. Les ports furent bientôt contrôlés par un consortium de banques françaises. Dès 1905, la France envisagea l’ins­tallation d’un protectorat, ce qui entraîna une vive réaction allemande : un débarquement à Tanger, très « médiatique » pour l’époque, avec l’empereur Guillaume II à sa tête…

    Le jeune souverain marocain, manipulé, soumis aux influences occidentales, ne s’occupa guère du sort de son pays. Réunies à Algésiras en 1906, les grandes puissances occidentales tinrent une conférence internationale et réglèrent le sort du Maroc. La France abandonnait ses prétentions sur l’Égypte, mais, en contrepartie, elle obtenait le champ libre au Maroc. Des troubles anti-français sont alors le prétexte pour une première occupation (Oujda en 1907), puis c’est le tour de Casablanca et de son arrière-pays (1908). En 1911, Fès est occupée : grosse crispation avec l’Allemagne et la Première Guerre mondiale n’est pas loin de se déclarer avec trois ans d’avance lorsque Guillaume II envoie un navire de guerre dans la baie d’Agadir! Et pourtant, l’installation d’un protectorat français est imminente.